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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 18:04
undefined ALONA AUDZEYENKA, expatriée biélorusse
Pas facile de s’adapter quand on est une poupée russe

 

À Mauguio, j’ai tout. La mer, la montagne, mon mari et Paris”,témoigne Alona Audzeyenka, une jeune mariée biélorusse de 30 ans. À Mauguio depuis six ans, Alona a eu deux coups de coeur :le paysage français et son mari.
En été 2001, elle rencontre son premier coup de coeur. “J’étais venue 15 jours en vacances chez ma cousine à Sète. Son mari avait un ami célibataire, Jean-Claude. Nous sommes tombés amoureux. Je me suis mariée.
L’adaptation à la vie française est un parcours du combattant. Déjà, l’apprentissage de la langue, “c’est difficile d’apprendre le français”. Puis les surprises alimentaires. “Le pire ? La découverte du camembert dans le frigo de mon futur mari. Quand j’ai vu cette couche de moisissure blanche, j’ai été e. Je l’ai pris du bout des doigts et je l’ai jeté à la poubelle”, se souvient-elle en riant. En Biélorussie, le fromage ressemble plutôt au gouda.
Quant au style de vie des Françaises, c’est le drame. En Biélorussie*, les femmes prennent soin de leur apparence. Elles sortent maquillées et bien habillées. “Quand j’ai vu une femme faire ses courses en survêtement et sans maquillage, j’ai été choquée”, confie-t-elle, les yeux soulignés d’un trait noir et d’un fard à paupières orange. Les poupées russes, ce n’est pas qu’un conte pour enfant !
Et le travail ? Alona était lieutenant chez les pompiers. Elle travaillait 45 heures dans les bureaux. Dès qu’un accident important survenait, jour ou nuit, elle partait sur le terrain aider ses collègues. À Mauguio, sa vie professionnelle est plus régulière.


Saunas
Elle est embauchée comme préparatrice de commande dans un supermarché à 35 heures par semaine. “Le poste me convient. J’ai des horaires souples qui me laissent le temps de m’occuper de mon fils.” Même si son métier est moins fatigant, elle regrette ses week-ends à la “datcha” (maison de campagne). Chez moi, nous avons une vraie coupure le week-end. Nous partons toujours en famille ou entre amis. C’est un moment de détente et d’échange.
La datcha est un lieu convivial. Les garçons d’un côté et les filles de l’autre se réunissent dans les saunas. “On se raconte nos petits secrets entre filles.
Quitter Mauguio et retourner à Minsk, sa ville natale ? Impossible. “La France est mon deuxième coup de coeur. Je ne veux plus partir. Pourtant sa famille et ses amis lui manquent. Encore un exemple où l’amour triomphe.

Virginie Maillard

* La Biélorussie (la “Russie blanche”) s’est engagée avec la Russie dans un processus d’union de type confédéral. Russie et Biélorussie étaient étroitement liées depuis 1772 jusqu’à la déclaration d’indépendance de la Biélorussie en 1991. Il y a une forte population russe en Biélorussie.
Photo Guillaume Bonnefont
Article paru dans La Gazette de Montpellier du n° 1007 - Du 4 au 10 octobre 2007
 
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 17:43
Même les femmes enceintes ont leur coach

"Herrade a mis des mots sur ce que je vivais, elle m’a aidée à préparer mon accouchement”, raconte Carole Bourgeois, 43 ans. Elle a été accompagnée par une doula (mot grec signifiant servante). Cette figure maternelle est née aux États-Unis, dans les années 1970.

Une doula, c’est la mère des futures mères, le recul en plus, le jugement moral en moins : une accompagnatrice. Elle n’est ni médecin, ni infirmière, ni sage-femme. Simplement une femme-mère qui parle à une femme. “Les futures mamans peuvent m’appeler jour et nuit”, raconte Herrade Hemmerdinger, doula montpelliéraine et maman de deux petites filles. Églantine Jouve, 25 ans, est maman d’un petit Aymé depuis cet été. Elle a fait appel à Herrade. “La doula m’a aidée à prendre confiance en moi pour l’accouchement. J’étais dans le doute. Personne ne répondait à mes interrogations.

Pourtant, ce rôle d’accompagnatrice à la naissance porte un nom, sage-femme. “Ma sage-femme n’avait jamais le temps de répondre à mes questions”, s’énervent les deux mamans.


Sages-femmes

Annie-Claude Auttan, présidente de l’ordre des sages-femmes de l’Hérault, s’insurge quand on lui parle de doula. “C’est le rôle des sages-femmes d’accompagner la maman ! La doula exerce une pratique illégale de la médecine.” Une circulaire interdit aux sages-femmes de travailler avec une doula. Elles peuvent être radiées de l’ordre. Et elle pousse un cri de colère : “Il n’y a pas assez de sages-femmes en France !

Mais les doulas le répètent : elles n’ont aucune compétence médicale et respectent une charte stricte. Et à terme, elles souhaitent faire reconnaître leur profession à l’État.

Virginie Maillard

Herrade Hemmerdinger, 04 67 58 75 94 ou 06 11 51 91 63, www.doulas.info. 40 € par entretien, 500 € le forfait et 250 € le jour de l’accouchement.


Photo Maxime Raimond
Article paru dans La Gazette de Montpellier du n° 1006 - Du 27 septembre au 3 octobre 2007
 
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 17:30
Christine Petiticollin décolle pour la psycho

Depuis toute petite, j’ai envie de comprendre les relations entre les gens.” Une envie que Christel Petitcollin, psychothérapeute à Castelnau, a redécouverte en 1992 au cours de sa réorientation professionnelle. Une reconversion étonnante et réussie.
Son premier métier, hôtesse de l’air, elle l’exerce d’abord à l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, puis dix ans à Air Littoral à Montpellier. “Je suis partie dans le premier plan de licenciement, en 1992. J’avais 32 ans, deux enfants en bas âge et je voulais me sédentariser.” Elle décide de se lancer dans la mise à niveau des adultes illettrés. “Pour enseigner à ces personnes, je devais avoir une formation de psychologue.
Banco, elle étudie alors la programmation neurolinguistique (PNL) qui permet d’améliorer la communication avec les autres et de développer ses ressources personnelles. Après avoir attrapé le virus de cette philosophie concrète, elle ouvre son premier cabinet à Annecy, en Haute-Savoie. Mais l’hiver est rude en montagne. Originaire de Montpellier, elle crée son deuxième cabinet à Castelnau. Bonjour la sédentarisation…
Toutes les deux semaines, la psychothérapeute de 47 ans retourne à Annecy. Elle divise son emploi du temps entre les conférences, ses consultations et un de ses grands plaisirs, l’écriture.“J’ai eu envie d’écrire à l’âge de 10 ans.” En 1998, elle anime une rubrique de psychothérapeute dans un mensuel en Haute-Savoie, Activités. “C’est un plaisir de partager son savoir sur les relations humaines.
Son désir d’informer est de plus en plus fort. Elle regroupe ses expériences dans un livre. Sa carrière d’écrivain est lancée. Son dernier livre (le dixième), paru mardi 25, Échapper aux manipulateurs, est le complément de son précédent, S’affirmer et oser dire non. “Certains patients sont sous l’emprise d’un manipulateur. Ils ne peuvent pas dire non.” Dans ce livre, elle donne des conseils pour être moins manipulable. “Moi-même, grâce à mes réflexions, je le suis moins, avoue-t-elle. C’est un plaisir de faire un travail sur soi. Je n’y trouve que du confort.” Un savoir qui parfois peut vous donner des ailes et qu’elle a envie de partager.

Virginie Maillard

Vendredi 12 octobre, présentation du livre “Échapper aux manipulateurs” au Chêne vert, à 18h30, Carrefour de Saint-Clément-de-Rivière.
Article paru dans La Gazette de Montpellier du n° 1006 - Du 27 septembre au 3 octobre 2007
 
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 11:54
"Spectacle pas très mûr"

On est vraiment mal assis, mais des bonbons sont offerts. Le rideau s’ouvre sur un mari qui se plaint de sa femme, trop jovial pour être convaincant. Il prend le public à partie et j’ai du coup du mal à rentrer dans l’histoire. Le couple se chamaille plus qu’il ne se déchire et divorcer semble exagéré. Bref, ils coupent la maison en deux.

S’ensuivent des conflits prévisibles : le téléphone est du côté du mari et il sonne pour la femme, la télécommande est du côté de Madame et Monsieur veut zapper. De bons jeux de mots, mais la trame de l’histoire est grossière.

Trop ou pas assez, les acteurs dosent mal leur jeu : le mari, au bord du coma éthylique, s’exprime avec difficultés, mais oublie parfois de tituber. Contrairement aux personnages secondaires qui surjouent un peu. Quelques longueurs. Une histoire que l’on force à avancer. Et pourtant j’ai passé un bon moment. La générosité des acteurs sans doute.

  Virginie Maillard

Photo : La Cicrane, Michel Saillard

Article paru dans la Gazette de Montpellier, n°1002 - du 30 août au 5 septembre 2007.

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