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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 16:43

 

ch-tis.jpg « Dans mon  siège de cinéma, j’ai voyagé dans le Nord. »

« Dans le Nord, il y a un dicton qui dit : quand on y vient on pleure deux fois", confie Antoine (Dany Boon) à Philippe (Kad Merad) dans Bienvenue chez les Ch'tis. Voici mon histoire parmi les ch'tis.

Septembre 2006. Je quitte Paris pour habiter Lille pendant un an. Originaire de la campagne Marnaise, je me plais à la Capitale. La froideur des habitants ne me change pas de mon enfance. Et puis, une provinciale, comme on nous appelle ici, reconvertie en petite parisienne c'est monnaie courante dans le département.

  Au début, je déprime

Comme Philippe dans Bienvenue chez les Ch'tis, à peine le pied posé sur le sol des Corons, je déprime. Tant de clichés me sont rabâchés avant mon départ... Ah, nos clichés, un plaisir français.

L'acclimatation est rude comme le vent du Nord qui souffle. Les gens sont bizarres. Je ne comprends pas leur langage. A chaque coin de rue, une baraque à frites. Ca change des pizzas, des brasseries et des kebbabs ! Des pierres rouges jonchent les façades. Des cheminées en briques rouges s'élèvent dans le ciel nordiste. Sur la route de Lens, les terrils occupent le paysage. Toutes ces petites maisons collées les unes aux autres. Peu chaleureux l'environnement ? Et les bas fonds de Paris, ils sont chaleureux ?

 Toujours comme Philippe, la semaine terminée je n'ai qu'une envie : direction gare du Nord à Paris.

Dans ma classe, un ch'timi, un ch'tio quoi m'invite à son anniversaire, « tu me dis quoi pour ce soir ». J'ai pas compris !

  C'est quoi une wassingue ?

Dès mon arrivée, l'accueil est chaleureux. Quelques rires échangés et à bas les clichés ! Ils sont accueillants, drôles et un soupçon alcoolique « hein ch'tiote, dans le ch'nord on mange liquide ! », m'apprend mon nouvel ami. Quand vous passez une soirée avec eux, c'est foutu, vous les aimez et vous vous attachez. La baguette magique du ch'ti est redoutable.

Mon apprentissage avec le ch'tmi est un peu laborieux comme pour Philippe mais c'est si drôle de se prêter au jeu ! Mon tout premier mot, « la wassingue » (serpillière). C'est un lendemain de fête que l'apprentissage commence. J'aide mes nouveaux amis à faire le ménage. On me demande la « wassingue ». Je pars chercher le produit dans le placard, rien. J'interroge mon amie, « mais où est le produit wassingue ? ». Les Ch'tis éclatent de rire ! Honteuse, je m'énerve : « ce n'est pas drôle ! ». Un an et demie après cet épisode, j'en rigole et je ne demande plus où est la wassingue ! La-haut, dans le Nord, je me sens chez moi.

 Biloute, Hein, Wassingue, tant de mot que j'ai retrouvé dans Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon.

Seule dans mon siège dans cette grande salle de cinéma, j'ai voyagé dans le Nord durant 1h46. Toutes ces sensations liées à mes souvenirs se projettent sur l'écran. Mon histoire est la même que Philippe, remplit d'émotions.

  J'adore le foot maintenant !

Une scène du film m'a réveillé tous les sens : celle dans les tribunes de Lens. Avant mon passage à Lille, je détestais le foot. Je ne pensais jamais aller voir un match. Quelle tristesse si je n'avais jamais pu goûter à cette essence de vie.

  Les bras en l'air, tous collés l'un aux autres, brandissant l'écharpe des Sang et Or et chantant les Corons du Nord, il faut le vivre pour comprendre cette scène. Vivez-le ! C'est fabuleux de ressentir cette chaleur du Nord, cette ambiance unique. J'ai pleuré et j'ai tremblé avec Antoine et Philipe dans mon siège de cinéma.

  Quand je quitte Lille pour Montpellier en juin 2007, je pleure, encore et encore dans les bras de mes nouveaux amis... « Dans le Ch'nord ma ch'tiote, on pleure deux ch'ois, tu me croyais pas, pourch'tant tu pleures biloute, hein ! ». Vivement que je retourne voir les Ch'tis !

  Virginie Maillard

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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 18:39

Fruits et légumes : le primeur n’est pas toujours le plus cher

« Manger au moins cinq fruits et légumes par jour », martèle les publicités, certes mais a quel prix ?

Ce matin, le ministère des Finances dévoile dans les colonnes du Parisien/Aujourd’hui en France sa contre-enquête sur la flambée des prix (NDLR : Une semaine plutôt, 60 millions de consommateurs dévoilait une enquête sur "la liste noire des prix qui flambent"). Mais, les fruits et légumes n’apparaissent pas dans le tableau. On aurait peut-être pu les insérer à la place des biscuits BN goûters au chocolat ? Une pomme à la place d’un BN au goûter de 16h, n’est-ce pas la campagne de pub du ministère de la Santé ?

Pour ceux qui préfèrent une bonne orange juteuse ou une mangue bien mûre à 16h, le tableau ci-dessous expose quelques comparaisons de prix relevées dans l’après-midi à Fontenay-sous-Bois (banlieue Est de Paris) chez un primeur, une petite enseigne de ville et une grande enseigne.

Verdict : le primeur de quartier n’est pas toujours le plus cher !

Fruits et légumes

Chez le primeur

Chez une petite enseigne de ville

Chez une grande enseigne

Carotte

1.40 /Kg

0.80 /Kg

0.74 /Kg 1er prix

1.20 /Kg en vrac

Courgette

1.95 /Kg

2.70  /Kg

1.79  /Kg 1er prix

2.50 /Kg en vrac

Aubergine

3.98 /Kg

2.80  /Kg

1.19  /Kg 1er prix

3.50 /Kg en vrac

Poivron

3.95 /Kg

4.20 /Kg

2.50 /Kg 1er prix

3.50 /Kg en vrac

Tomate allongée

3.95 /Kg

2.80  /Kg

2.50 /Kg

Orange à presser

1.98 /Kg

3.20  /Kg

1.50 /Kg 1er prix

3.20 /Kg en vrac

Mangue

2.50 /pièce ou 5 € les 3

1 /pièce

1 /pièce ou 1.50 € les 2

 

 « Chez le primeur, on a toujours un bon rapport qualité/prix. Ce n’est pas le cas chez les enseignes, petites ou grandes ! », s’exclame Martine, cliente chez le primeur.

Certes, les prix au kilo sont souvent plus élevés chez les marchands de fruits et légumes. Mais Martine précise, « je conserve plus longtemps mes fruits et légumes. Quant à la qualité, ce n’est pas comparable ! Ils sont toujours meilleurs. » Un kilo de carotte revient à 1.40 /Kg chez le primeur contre 0.74 /Kg, pour le premier prix, et 1.20 /Kg pour les carottes en vrac, chez la grande enseigne.

Si l’on compare la petite enseigne de proximité et le primeur, la concurrence est plus rude. L’orange à presser est à 1.98 /Kg chez le marchand et 3.20 /Kg chez la petite surface. De même pour les courgettes, 1.95 /Kg contre 2.70 /Kg pour la petite enseigne. En revanche, les tomates allongées sont plus abordables chez l'enseigne de ville, 2.80 /Kg, contre 3.95 /Kg pour le primeur.

Et la qualité chez la petite enseigne ? « Avant de découvrir mon primeur à côté de chez moi, raconte Christine, cliente, j’allais dans cette petite surface de ville. Le constat est le même que pour les grandes enseignes, les fruits et légumes ne se conservent pas ! De plus, la qualité est supérieure chez le primeur. »

Une meilleure qualité chez le primeur, mais un prix plus attractif chez la grande enseigne, et un rapport qualité/prix correct chez la surface de ville, le choix est varié pour choisir ses fruits et légumes. Mais le pouvoir d’achat est serré.  La baisse des produits alimentaires n’est pas pour demain alors selon Christine Lagarde, ministre de l’économie, une solution : « faire jouer la concurrence. »

Virginie Maillard
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 14:04
Marie-Claire vous envoie sur les roses à 3

claire-chazalcopy.jpg
Claire Chazal est l'une des marraines de la Rose Marie-Claire.


"Nous les femmes, nous le charme, avec des milliers de roses, on nous entoure", chante Julio Iglesias. Une seule nous suffira, la Rose Marie-Claire.
 

Messieurs, le 8 mars prochain, Journée internationale des droits des femmes pour les autruches mâles, vous n'avez plus d'excuse pour ne pas offrir une rose Marie-Claire à vos Dames. Et oui Messieurs, vous allez provoquer un double sourire. Celui de votre bien-aimée et celui de la petite fille au Cambodge qui va à l'école grâce aux dons récoltés par la Rose Marie-Claire.

 

Pour cette troisième édition, la rose blanche, rouge ou jaune a toujours « ce même pouvoir magique », selon Tina Kieffer, directrice de la rédaction Marie-Claire et présidente de l’association Toutes à l’école.

 

« Depuis sa création, La Rose Marie-Claire soutient cette association qui a construit au Cambodge l’école-pilote Happy Chandara. C’est un bâtiment de 1 200 m2, situé à Prek Thmey, une région agricole à 13 kms de Phnom Penh. L’école accueille aujourd'hui 200 fillettes âgées de 6 à 10 ans. Jusqu’alors, la plupart travaillaient dans les champs pour aider leurs parents très défavorisés (salaire moyen familial : 30 $) et fréquentaient peu ou jamais l’école publique. Depuis le 7 novembre 2006, elles étudient  chaque jour de 7H30 à 17H ».

Alors Messieurs, séduis ? Allez, une anecdote pour décider les indécis.

 

Les petites filles sont motivées et pour cause… elles sont toujours présentes devant les portes avant l’ouverture. Et, elles ne veulent jamais faire de pause, elles ont trop cette soif d'apprendre, encore et toujours ! Surprenant pour un élève occidental ? On devrait jumeler nos écoles françaises et cambodgiennes. Les uns se rendraient compte de la chance qu’ils ont. Et les autres, découvriraient la joie des loisirs.

 

Virginie Maillard 

 

3 € (1 € 50 reversé à l’association) la rose. En vente du 3 au 9 mars chez les fleuristes Interflora, Franprix, magasin Botanic, Caroll. www.la-rose.fr.

 
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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 18:23

Bip,… Bip,… : c’est un être humain derrière la caisse


Les caisses sont vides. Celles de l’Etat. On sait. Mais aujourd’hui ce sont celles des supermarchés et hypermarchés qui sont désertes.

Les caissières, ces mégères qui font la tête à longueur de temps, sont en grève pour dénoncer leurs conditions de travail et demandent une revalorisation de salaire. Bip,… Bip,… Un bruit unique toute la journée.


Un bonjour Monsieur. Bonjour Madame. Même dit avec le sourire, dans la plupart des cas, pas de réponse. Le client est roi. La caissière se tait et subit en silence ce mépris. Ou bien, un bonjour futile émet de leur bouche. Et, les jours de miracle, c’est un sourire et même parfois une discussion qui s'engage. Mais là, il faut pas rêver, il n’y a qu’un habitué pour discuter. « On nous prend pour des machines. Nous sommes des êtres humains », se plaint une caissière, interviewée sur France Info.


« Nous sommes souvent prises pour des illettrées »


« Au revoir, bonne journée Monsieur, Madame. » Pas de réponse. Le client est bien trop occupé à vérifier s’il n’y a pas d’erreurs sur le ticket de caisse. Trois pas en avant. Arrêt du client juste au bout de la caisse. Comptage et vérification de son chariot. Cinq minutes passent. Et Monsieur s’en va pour laisser sa place au prochain qui recommencera la même démarche. « Ils n’ont pas confiance en nous. Nous sommes souvent prises pour des illettrées, raconte Sophie, 21 ans, étudiante et caissière à mi-temps dans un supermarché à Sézanne (Marne). Je viens toutes mes vacances et tous les samedis. Ça me fait un petit revenu tous les mois. »

 Un peu plus de 250 euros par mois pour 39 heures de travaille. « Je fais 9 heures par jour. Et le midi, j’ai le droit à une heure de pause déjeuner. Le matin, 5 minutes de pause pipi. Envie ou pas, c’est mon tour sur la liste, alors j’y vais. Idem pour l’après midi. 5 minutes », poursuit l'étudiante. Et si elle osait prendre 6 minutes ? « Impossible ! Tu te fais réprimander. »


Le sourire difficile


Le matin. Même combat. On court à la minute près. 9h29. Sophie arrive. Elle commence à travailler à 9h30. « Tu le fais exprès d’arriver en retard ?, s’énerve la chef des caissières. A 9h30, ta caisse doit être installée et tu dois commencer à travailler. Demain matin, tu viens à 9h25 à la caisse centrale (ndlr : lieu où la caissière récupère les fonds de sa caisse) ». Sophie s’insurge en arrivant à son poste : « Le soir, quand tu demandes à fermer 5 minutes avant, si tu as des clients, tu dois les passer. Au final, tu finis toujours 10 voire 15 minutes après l’heure initiale ». Sur un mois, Sophie travaille une heure non payée… même en arrivant à 9h29 !

 « Dans ces conditions, ce n’est pas toujours facile d’avoir le sourire toute la journée. Dans mon cas, ce n’est que temporaire. Mais, celles qui exercent toute l’année, en ont ras-le-bol de ce traitement. Sans oublier les clients désagréables ou ceux qui s’énervent sur toi parce qu’un prix ne passe pas. Je comprends qu’elles fassent grève.»

Toutefois, Sophie reste positive. Cette expérience de caissière lui rappelle tous les samedis qu’elle doit décrocher son diplôme. Un leitmotiv hebdomadaire bénéfique pour la réussite professionnelle.

 

Virginie Maillard

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