Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 11:22
"I Just Can't Stop Loving You", version française



L'hommage au roi de la pop a été émouvante ce mardi 7 juillet 2009. A ma manière, je lui rend un dernier hommage...

Le site Scoop People a publié
la version inédite de "I Just Can't Stop Loving You" que le King Of Pop avait enregistré au moment de son album "Bad".


"I Just Can't Stop Loving You", très connue dans sa version anglaise, a également été enregistrée en espagnol et en français sous le titre "Je ne veux pas la fin de nous".

Je vous propose la vidéo et les paroles françaises...

Je ferme les yeux
Je me sens fiévreux
Sans toi j'ai froid
J'aimerais t'appeler
J'aimerais prononcer que toi, que toi
Ce que je ressens
Personne ne comprend
Je me sens si bien de t'aimer
Pour la première fois
Je sais que c'est toi
J'ai besoin de rêver
Je vais t'emmener

L'été finira
Près du feu de bois
On fera l'amour
Blottie contre toi
Je te dirai tout bas
Tu me rends folle
Ce que je ressens personne ne comprend
Je me sens si bien près de toi
J'en perd ma fierté
Je ne veux plus tricher
La vérité pour moi
C'est la vie avec toi

Je ne veux pas la fin de nous
Je ne veux pas la fin de nous
Et si ca stoppe
Je crois que je deviendrais fou
Je ne veux pas la fin de nous

Et danser tout l'hiver
Sans toi c'est un enfer
Ne t'en vas pas
Et pouvoir t'embrasser
J'en tremble rien d'y penser
Tout te donner
Les femmes d'avant toi
Ne comptent même pas
J'ai oublié tout ton passé
Le terre pous trembler
La guerre éclater
Je supporterai tout
Écoute-moi mon amour

Je ne veux pas la fin de nous
Je ne veux pas la fin de nous
Et si ca stoppe
Je crois que je deviendrais fou
Je ne veux pas la fin de nous

Notre amour brillera dans ce monde
Il m'a vraiment tout apporté
Donne-moi ton corps et ton âme
Pour te dire amour, toujours, je veux te garder
Je ne veux pas la fin de nous
Je ne veux pas la fin de nous
Et si ca stoppe
Je crois que je deviendrais fou
Je ne veux pas la fin de nous


La vidéo, version française :



La vidéo, version originale :


Virginie Maillard
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 00:00
L'icône de mon enfance s'est éteinte

Un matin comme un autre, enfin presque.  Vendredi 26 mai. Il est 9 heures. La voix de Marc-Olivier sur Europe 1 résonne encore dans ma tête... Depuis cinq minutes on ne cesse de parler de Michael Jackson. Immédiatement, je m'interroge : "Serait-il mort ? Lui, l'icône de mon enfance. Ce chanteur si emblématique à mes yeux. Ce black devenu blanc sur lequel j'ai pu me déhancher lors des boums ? Non, il ne peut pas être mort. Il est immortel comme dans Thriller qui passe dans ma tête !"

Je me jette sur mon ordinateur et la nouvelle est foudroyante : Michael est mort à 50 ans.

Cette icône des trentenaires a rejoint les étoiles ou les démons avec qui il aimait tant danser ! Depuis ce matin, le web, la radio, la télé, la presse, tous se déchaînent pour lui rende hommage ! Moi-même, j'ai eu envie, avec mes mots, de lui rendre un dernier hommage.

Michael Jackson, c'est mon premier concert au Parc des Princes en 1997, j'ai 15 ans. Pendant plus de deux heures, j'ai crié, chanté, vibré avec mon icône. Pourtant, je me souviens qu'il faisait froid et qu'on était vraiment mal assis ! Mais c'était le ROI de la pop. Il était habile sur scène. Il dansait comme un King. Même loin des planches, on était sur scène avec lui. Son énergie était unique. Ses expressions, vibrantes.

Malgré sa descente aux enfers, ces dernières années, Michael restait l'icône de mon enfance. Adieu Michael...

Les souvenirs...
Virginie Maillard
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /2008 14:16
La diffamation
sur Internet :
attention blogueurs,
le Sénat attaque !!!

Inquiète. Surprise. Autant de mots qui me viennent à l'esprit en découvrant ce matin une information concernant l'avenir des médias mais aussi des millions de blogueurs présents sur la toile.

Sur Médiapart (article), mon intérêt s'arrête sur cette proposition de loi adoptée par le Sénat en catimini, le 4 novembre dernier, tendant à allonger le délai de prescription de l'action publique pour les diffamations, injures et provocations commises par l'intermédiaire d'Internet.


La proposition de loi dans son intégralité :

 « Le délai de prescription est porté à un an si les infractions ont été commises par l’intermédiaire d’un service de communication au public en ligne. Ces dispositions ne sont toutefois pas applicables en cas de reproduction du contenu d'un message diffusé par une publication de presse ou par un service de communication audiovisuelle régulièrement déclaré ou autorisé lorsque cette reproduction est mise en ligne sous la responsabilité de leur directeur de publication. »

 

Concrètement.

1er cas : Je suis blogueuse. Je viens de poster un article sur une entreprise Y. Je dénonce, par exemple, certains dysfonctionnements qui gênent cette entreprise Y. Si la fameuse loi passe, elle a un an pour m'attaquer pour diffamation contre trois mois actuellement.

Un an... le temps pour préparer une belle attaque.


2ème cas : Je suis journaliste dans un média Z (TV, radio ou presse écrite). Je publie cette même information sur le site Internet du média auquel j'appartiens et dans la version papier. Si cette fameuse loi est votée, l'entreprise Y a trois mois pour attaquer mon média pour diffamation. En revanche, si l'article est seulement publié sur le support web, elle aura un an pour porter plainte.


3ème cas : Je suis journaliste dans l'un de ces nouveaux médias web (Médiapart, @SI, Rue89, Le Post,...). Je publie cette même information sur le site Internet. Si cette fameuse loi est votée, l'entreprise Y a un an pour attaquer mon site Internet pour diffamation.


Ma pensée.

Je suis inquiète parce que cette loi s'attaque, surtout, aux nouveaux médias. Il faut savoir que le système économique pour un média Intenet est encore instable, et surtout pour les journaux qui décident de ne pas être financés par la publicité.

Internet fait partie de l'avenir des médias, et ce, autant pour les "traditionnels" (presse écrite, radio et TV) que pour les nouveaux sur le web.

Internet est un monde qui évolue vite, même très vite... Il faut encadrer les informations. Certes. Il est indiscutable que certaines rumeurs, parfois même un peu folles et fausses, circulent sur la toile.


Mais pourquoi changer cette durée ? Quel intérêt ?

Et, pourquoi cette proposition de loi ne met pas tous les sites à la même enseigne?

Pourquoi, seuls les sites appartenant aux médias "traditionnels" (presse, TV et radio) seraient exemptés de cette nouvelle loi ? Parce que ce sont des journalistes professionnels qui s'en occupent ?


Et ceux qui travaillent sur les nouveaux médias, ce sont des amateurs ? Des non-professionnels ? Pourtant, ils ont leur carte de presse... tout comme les autres !

Je fais partie de ces médias "traditionnels", donc je ne suis pas directement concernée, mais je ne souhaite pas voir cette loi naître.


Quelques exemples :

Qui peut me soutenir que Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du quotidien Le Monde de 1996 à 2004 et désormais directeur de Médiapart, est un journaliste amateur ?

De même, Pierre Haski, cofondateur de Rue89 et ancien directeur adjoint de la rédaction de Libération.

Et Daniel Schneidermann, ancien chroniqueur au Monde et producteur/animateur à l'emission d'Arrêt sur Images sur France 5 et actuelle créateur du site @SI.

Quels amateurs... !!! Personnellement, en tant que jeune journaliste, j'aimerai être une amatrice comme eux.

Au-delà des journalites, que va-t-il se passer pour les millions de blogueurs ? Ceux qui diffament vraiment doivent être punis, c'est normal. Mais ceux qui écrivent sur des sujets un peu dérangeants vont se retrouver peut-être, à outrance, devant les tribunaux ? Un an, c'est long...


Messieurs les Sénateurs, n'y a-t-il pas d'autres lois plus urgentes à faire sur Internet ?

Pendant le temps de lecture de mon post, combien de téléchargements illégaux ont été lancés ? Vous savez ceux qui tuent le cinéma et les petits auteurs.

Et combien y'a t-il d'enfants, durant ce temps de lecture, qui ont été approchés par des pédophiles ?

N'est-ce pas plus important de s'occuper de ces cas ?...


Une vidéo pour illustrer.

Je vous invite à visionner la vidéo tournée et montée par Médiapart :


Diffamation sur le Net: l'absurdité de la proposition de loi
envoyé par Mediapart


Votre avis m'intéresse...


Participez à ce sondage via Le Post.fr en cliquant sur la question.

Etes-vous pour ou contre cet allongement de durée de prescription du délit de diffamation sur Internet qui passerait de trois mois à un an pour les blogueurs et les nouveaux médias ?



Virginie Maillard

A lire aussi sur Rue89, l'Expansion, vnunet.fr, Ecrans,...

Article mis à la Une du Post.fr le jour de sa parution.
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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /2008 11:45
Extrait d'une correspondance avec mon amie Alexandra
Une soirée sur le tatami


Avec peine, je lache mon thriller, je sors de mon canapé et je consulte mon agenda rouge. 18 H 30, Aïkido à Porte de Vincennes. Ah oui, c'est vrai, ma professeur d'atelier d'écriture m'a donné une invitation pour assister à un cours gratuit dans la semaine. Oh...  j'ai pas envie. 


17 H 30, Florence Foresti immerge mon esprit. "Oh j'ai le temps d'y réfléchir... sachant que pour aller au métro, j'ai 20 minutes de marche puis trois stations soit à peine 5 minutes. Enfin, du métro au Dojo, je dirai encore 5 minutes de marche. Le cours commence à 18 H 30 pile. Une fois sur place, je me présente, discute et enfile un kimono,... Je suis large encore !"

17 H 45. "Allez Virginie, bouge tes fesses et soit curieuse. N'est-ce pas ta première qualité ? En plus c'est gratuit ! Tu n'as aucune excuse !"

17 H 50, je dévale l'escalier de mon immeuble avec mon sac à main pour arriver à l'heure.
Sur le chemin pour rejoindre le métro, c'est la galère. J'étais pas si large... Bon après une montée d'adrénaline, j'accélère le pas !

18 H 18. J'y suis. A première vue, les lieux sont surprenants. Le quartier, le 20e arrondissement, est calme. La nuit vient de tomber. Il fait froid. Je remonte le col de mon cardigan noir. Certains fumeurs récalcitrants, cigarette dans leur main bleue tremblante, siègent devant le petit troquet du quartier, juste à côté de l'entrée du Dojo.
Les locaux ont l'air vétustes et sommaires vu de
l'extérieur. La porte d'entrée, en ferraille, grince. Personne dans la petite cour qui se dévoile. Je ne suis pas rassurée. Je la traverse  et je grimpe deux étages d'escaliers en... béton brut.

J'entrouve discrètement la dernière porte en ferraille et je pénètre dans une pièce où pullule une petite dizaine de personnes en chaussette. Un jeune homme, où le visage est parsemé de quelque résistant de la guerre d'adolescence, m'accueille chaleureusement. Il m'invite à retirer mes chaussures. Ouf ! J'avais prévu le coup, j'ai veillé à mettre avant de partir des chaussettes sans trou.
Il m'explique alors le déroulement et m'indique le vestiaire pour enfiler un kimono. Une étape qui va s'avérer extrêmement inconfortable.

La cérémonie


Une femme, âgée d'une cinquantaine d'années, chaleureuse, m'accueille et me prête un kimono. A peine dix personnes, de toutes générations, gesticulent dans le vestiaire. Le moment terrible : moi grande pudique, je dois me déshabiller devant ces inconnues. Déjà devant mes TRES proches amiEs j'ai de grandes difficultés alors là...
Je ne peux pas leur demander de sortir ni de se retourner... pas non plus de petit coin discret. Aller comme en 40 ! De toute façon elles sont toutes seins nus et cul à l'air devant moi ! Ardue le vie en communauté. Je m'exécute. Du coin de l'oeil, j'observe. Personne ne me regarde. Je commence à me sentir bien. Une seconde dame, aussi chaleureuse que la première, m'aide à enfiler le kimono et à bien serrer ma ceinture.

La séance commence dans une grande salle aux murs blancs et au sol recouvert d'un tapis mou beige, le tatami. C'est très agréable au contact de mes pieds nus vernis d'un léger mauve. Cinq petites fenêtres projetent la lumière, et au milieu de la pièce, un grand panneau vertical représentant la calligraphie du Dojo Tenshin, le portrait du fondateur. Tous les élèves sont assis en seïza et en rangé de deux lignes parallèles, les uns derrière les autres. Juste en face, l'instructeur. (Pour en savoir plus : code de conduite, salle d'entrainement).

Le silence est le maître en ce début de cérémonie. Seuls les souffles des pratiquants résonnent dans cette grande pièce rectangulaire. On salut. On forme des mouvements. Et je suis perdue. C'est étrange comme pratique. Bizarre. Je ne comprends pas tout.
Après quelques minutes, l'instructeur entreprend un bref discours pour expliquer aux novices curieux. "Rassurez-vous, c'est normal d'être perdu." Je souffle de soulagement en grimaçant.

On s'échauffe le corps dans le silence, seul le souffle résonne encore une fois. D'un coup tout le monde se lève. Panique. Je me retrouve entourée de gens en kimono debout qui commencent à courir sur le tatami. J'exécute dans le surprise. Après six tours, on se rassoit tous en ligne face à l'instructeur. J'ai le cœur qui bat la chamade.
"Bon, je vais constituer les binômes", décide l'instructeur. On me met avec Ana, une russe et une initiée. En me parlant, son accent l'a trahie. Durant trois quart d'heure nous allons pratiquer différentes figures d'Aïkido. Pas facile quand on n'a pas la technique.

Une découverte fructueuse

Après cette séance de découverte, sans même m'en rendre compte, j'ai vaincu plusieurs de mes petits diables.
Déjà, j'ai dû accepter qu'une inconnue m'approche à moins de cinq centimètres. J'ai beaucoup de mal avec le contact physique. Puis, il a fallu que je me plis à des règles ou plutôt des techniques pour être en harmonie avec ma partenaire. Aucune de nous deux ne doit dominer l'une ou l'autre, simplement s'harmoniser, se guider. Ce n'est pas évident. Dans l'idéal, avec un peu de pratique, seul le souffle oriente nos gestes. C'est une belle communion des corps.

L'Aïkido enseigné dans ce Dojo est basé sur la respiration. Le but n'est pas la compétition. C'est l'Aïkido traditionnel. Même si ce n'est pas violent, c'est un peu physique quand même ! Vraiment, je ne regrette pas d'avoir essayé, j'ai adoré.

Et comme j'aime terminer mes soirées sur une pincée de folie, j'ai chevauché un Vélib', beaucoup plus amusant de zigzaguer sur le trottoir que dans les couloirs du métro !

Virginie Maillard
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /2008 14:00
 

Pas encore né et déjà trop vieux

Aujourd'hui, on sort les tables et les bibelots sur le trottoir, c'est jour de vide grenier à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Malgré la taille plutôt importante de cette ville de banlieue, près de 50 000 habitants et sa proximité aux frontières parisiennes, un air de campagne flotte dans les rues. Les citadins ont laissé aux placards leur tailleur, talon aiguille et costume-gravate, et ont ainsi préféré le jean, survêtement et baskets aux pieds pour arpenter les étales. Mais ne vous y prenez pas, c'est aussi le moment de parler des problèmes de citadins, "ah, c'est de plus en plus la galère de se déplacer de banlieue en banlieue !", ronchonne une dame d'une cinquantaine d'années à sa copine, en chinant. Et le problème ne risque pas de s'arranger dans le département.

Ce matin, dans Le Parisien, édition Val-de-Marne, un article annonce que Christian Blanc, secrétaire d'Etat au Développement de la région capitale, a remisé le projet de métro en banlieue, nommé Orbival, au rang des antiquités. Et ce, malgré les 300 000 voyageurs susceptibles de l'emprunter quotidiennement. A titre d'exemple, aujourd'hui, pour se déplacer de Fontenay à Cachan (Val-de-Marne, 19 Kms), c'est trois quart d'heure voire une heure de transport en prenant le RER A (ligne la plus chargée du réseau, un million de voyageurs par jour) puis le B en changeant à Châtelet-les-Halles, lieu saturé où transite une grande part des parisiens aux heures de pointe. Orbival, qui formerait une rocade autour de Paris et favoriserait ainsi les liaisions interbanlieues, permettrait un parcours de seulement 30 minutes. En comparaison, pour rejoindre La Défense (Hauts-de-Seine, 30 Kms) à partir de Fontenay, le trajet n'est que de 30 minutes en RER A sans changement.

Jeudi, devant la commission économique de l'Assemblée nationale, ce métro en banlieue a été jugé trop vieux selon l'édile, "le projet de la RATP aurait été très bien il y a quinze ans". Pourtant, le ministre des Transports, Dominique Bussereau, s'est satisfait du consensus autour d'un métro en banlieue. Les langues et les cris de mécontentement, parfois étouffés par la lassitude des problèmes, vont sûrement se délier ces prochains jours. Orbival est très attendu des, au moins, 300 000 voyageurs.

En attendant, ce projet mis au placard n'est pas la préoccupation de tous. Un kilomètre plus loin, aux abords du bois de Vincennes, ce sont les cris d'enfants qui résonnent. Les petits citadins ont sorti leur vélo ou leur ballon jaune en mousse et s'adonnent à leur activité préférée. Les parents, eux, bronzent au soleil, allongés dans l'herbe. Certains se câlinent discrètement, d'autres scrutent leurs bambins chahuteurs et les ados, tapent sur leur micro-console pour battre leur précédent score.

Dans le calme de la forêt, les urbains sont loin de se soucier que dès lundi matin, ils devront reprendre leur vie trépidante de banlieusard, à savoir, entre autre, la galère des transports en commun.

Virginie Maillard
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 15:02
Gentilly
Le violeur au chiffon condamné à quinze ans



Virginie Maillard
| 12.09.2008
 
 

LE VERDICT est tombé pour Marc Labourel, le violeur au chiffon. La cour d’assises du Val-de-Marne l’a condamné à quinze ans de prison assortis d’une obligation de soin et d’un suivi durant cinq ans après sa libération. Il s’agit de la peine maximale encourue. S’il refuse les soins, il purgera une peine de cinq ans de prison. Son nom sera par ailleurs inscrit dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).

Les derniers mots prononcés dans les débats ont été adressés aux victimes par ce trentenaire au look de surfeur. Il se lève dans son box et prend la parole en regardant ces femmes meurtries par des « actes irréparables », selon son avocat : « Mesdames, je tiens à vous dire qu’au plus profond de moi, je n’ai plus envie de gâcher des vies comme j’ai pu le faire. Durant ces quatre jours de procès, j’ai écouté vos propos. Je regrette sincèrement mes actes. Plus jamais ça de ma part. » Le silence a saisi le tribunal. Il termine d’une voix sereine, « pardon, pardon ». A 34 ans, ce kiosquier installé près de la porte de Gentilly frappait toujours au petit matin, et presque exclusivement en fin de semaine.

Des victimes non identifiées


Outre les sept victimes, âgées au moment des faits de 16 à 36 ans, Marc Labourel a avoué trois autres viols et tentatives dont les victimes n’ont pas pu être identifiées par la police. Sa série « officielle » s’étale de novembre 2004 à juillet 2005, à Paris, Gentilly et Montrouge (Hauts-de-Seine). Il a été reconnu coupable de tous les faits. Il avait été interpellé le 15 octobre 2005 pour un contrôle d’alcoolémie et avait dû se prêter à un contrôle salivaire. Son ADN, inscrit dans le FNAEG, avait été confondu avec plusieurs affaires de viols.

Durant son réquisitoire, le procureur de la République a demandé de la fermeté au tribunal, « la peine doit être juste. Il a fait trop de mal » et a insisté sur la possible récidive de Marc Labourel. « Il a besoin de soin.

» Le ministère public avait conclu en réclamant une peine de prison de quinze ans et une obligation de soin. Quand son avocat prend la parole, les faibles chuchotements s’arrêtent dans la salle . « Il sait qu’il va être condamné mais cet homme n’est pas un monstre. » Le conseil entame sa plaidoirie en expliquant qu’il « comprend la souffrance des victimes et que son client a commis l’irréparable. Mais il faut aussi comprendre pourquoi. On ne peut pas juger sans comprendre », estime-t-il. L’explication avancée par l’avocat de l’accusé est simple, « il a eu des carences affectives dans son enfance. L’absence de père et la présence de ces femmes dominantes peuvent expliquer ces actes. Il n’a jamais pu se rebeller. Une soupape a lâché, ces carences sont ressorties en violant ces femmes. » Quant à la récidive de son client, « c’est dérisoire, corrige-t-il. Seulement 3 % de violeurs recommencent ».


Le Parisien

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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 14:52
Maisons-Alfort
Une jeune fille retrouvée égorgée dans sa baignoire


Virginie Maillard et B.K. et C.N.
| 02.09.2008
 

C’EST en venant rendre visite à sa copine, vendredi vers 18 h 30, qu’elle a fait l’horrible découverte. Le corps de son amie, ensanglanté, gisant dans sa baignoire. Un drame sans précédent dans ce petit immeuble en brique de quatre étages, situé à l’angle de l’avenue Georges-Clemenceau et de la rue de Nancy, à Maisons-Alfort.

La victime, une étudiante de 22 ans, qui habitait au quatrième et dernier étage du bâtiment du 107, avenue Clemenceau, a succombé à une série de blessures. Elle portait des traces d’arme blanche à la gorge et à la tête. Elle a également reçu des coups au visage. Le corps aurait ensuite été transporté jusqu’à sa baignoire où il a été retrouvé par une amie.

Dès l’alerte donnée, un important dispositif policier a été mis en place. « Il y avait au moins une dizaine de voitures de police, lance un témoin qui travaille dans une entreprise voisine. Et tout le week-end, c’était un défilé de policiers en tout genre un peu comme la série les Experts . »
Une voisine le confirme : « Je ne sais rien mais quand j’ai vu un défilé de policiers avec mes voisins, on s’est douté que quelque chose de grave s’était produit dans l’appartement.»

Pourtant le quartier est loin d’être dangereux. « Ici, il n’y a pas plus calme. La moyenne d’âge est de 65 ans ! Pour se loger dans ce quartier, c’est au moins 5 000 € le mètre carré », détaille un passant.

Les raisons de ce meurtre sont encore floues. L’étudiante avait une vie sentimentale compliquée. C’est le SDPJ (service départemental de police judiciaire) qui a d’abord été saisi de l’affaire. Mais au vu de la complexité de celle-ci, le parquet de Créteil a demandé à la brigade criminelle de Paris de se charger de retrouver le meurtrier.


(MON information obtenue avant l'AFP a été reprise par Le Figaro.fr, Le Post.fr et d'autres peut-être...)

 

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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 14:50

MAISONS-ALFORT

L’ex-ami de l’étudiante égorgée en garde à vue

Un homme a été arrêté à Lyon trois jours après la mort d’une jeune femme de 22 ans, retrouvée morte dans sa baignoire.



Brendan Kemmet avec Virginie Maillard
| 03.09.2008
 
 

LA PISTE du dépit sentimental. C’est ce qui semble être privilégié par les enquêteurs de la brigade criminelle après la mort de Marine, une étudiante de 22 ans, retrouvée égorgée vendredi dans la baignoire de son appartement de Maisons-Alfort. Un ancien petit ami a été placé en garde à vue lundi. Il apparaît comme le principal suspect.

Il n’y a pas eu d’effraction chez la jeune femme, qui habitait au quatrième étage d’un bâtiment en briques de l’avenue Georges-Clemenceau, accréditant la thèse d’un meurtre commis par un proche. La jeune femme, brune au teint pâle, a tenté de se défendre, d’après les plaies constatées par les légistes sur ses mains. Elle a reçu au moins huit coups à l’arme blanche, occasionnant des plaies à la tête, au cou et dans le dos, et aurait aussi été frappée au visage. Elle aurait ensuite été transportée jusqu’à la baignoire.

Il a été condamné pour des violences avec arme


C’est une amie qui possédait un double de ses clefs qui l’a découverte chez elle en fin d’après-midi. Elle l’avait vue la veille au soir. Marine était rentrée chez elle vers 23 heures jeudi. La mort serait intervenue dans la journée de vendredi. Elle a répondu à un appel téléphonique dans la matinée.

La brigade criminelle, saisie dimanche par le parquet de Créteil, a constaté qu’un ex-petit ami de Marine ne pouvait être localisé. Elle diffuse sa photo à tous les services de police de France, sensibilisant particulièrement leurs collègues lyonnais. Le téléphone portable de ce jeune homme de 28 ans aurait en effet été localisé dans le département du Rhône après avoir émis à Maisons-Alfort après le meurtre. Surtout, l’ex-ami apparaît comme plutôt impulsif. Il y a quelques mois, il a été condamné pour des violences avec arme à Maisons-Alfort. Enfin, une amie de Marine rapporte qu’il serait jaloux et violent.

Il nierait les faits

Lundi soir, la PJ de Lyon localise le suspect dans le VII e arrondissement de la cité rhodanienne, non loin du stade Gerland. Il veut apparemment passer la nuit dans une résidence sociale. Il est interpellé aux alentours de 20 heures. La crim est aussitôt alertée. Une équipe d’enquêteurs descend illico à Lyon pour prendre en charge l’homme qui est remonté dans la nuit au quai des Orfèvres. Hier soir, le parquet de Créteil a prolongé sa garde à vue, évoquant une « piste sérieuse ». L’ex-amant nierait les faits. Marine, originaire de La Ferté-sous-Jouarre en Seine-et-Marne, était inscrite en sciences humaines à l’université René-Descartes (Paris V), après un passage à la fac de Créteil et à l’école du Louvre. Elle avait aussi suivi des cours à la Sorbonne et une formation aux métiers de la culture.


Le Parisien

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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 14:48

A Saint-Maur

Trois mères créent une maternelle bilingue privée


Virginie Maillard
| 27.08.2008

(Crédit photo : LP/ Virginie Maillard)
 
 

TROIS MÈRES ont fait naître le projet : une maternelle bilingue français-anglais appelée School Time, situé au 41, avenue Henri-Martin à Saint-Maur-des-Fossés. Tous les cours sont donnés en anglais par des professeurs anglophones. Dès le 2 septembre, 25 élèves âgés de 2 à 5 ans venant de tout le Val-de-Marne intégreront cette nouvelle maternelle d’une superficie de 450 m 2 sur trois étages.

Les maîtresses suivent le programme de l’Education nationale, mais School Time est hors contrat avec l’Etat. « Ce n’est pas notre objectif, affirme Ruth Dury, directrice anglophone et l’une des mères à l’origine du projet. Nous voulons être libres dans notre enseignement. » L’effectif total ne dépassera pas 50 bambins. « Nous limitons à 15 le nombre d’enfants par classe pour que notre structure reste familiale. »

Mi-2007, l’idée de School Time est mûre. Mais il faut des locaux. « Mon père possédait ces bâtiments vides, raconte Betty Dos Reis, une des trois fondatrices. Les locaux appartiennent à sa holding. Il a entrepris les travaux à sa charge. Et nous avons convenu d’un loyer assez bas les premières années, le temps de nous lancer. » Se lancer… De nombreuses familles attendaient l’ouverture de cette structure depuis longtemps, comme Sharon Curtet, maman anglophone. Deux raisons l’ont poussée à inscrire sa fille, Julia, 2 ans, à School Time. « Déjà, les cours sont en anglais. De plus, les enfants ne seront jamais plus de 15 par classe. C’est primordial. » Pour Caroline Castets, francophone, mère d’une petite Ambre, 3 ans, les motivations sont les mêmes avec un détail en plus. « Avec mon mari, nous recherchions une école peu commune. Ici c’est génial, Ambre va pratiquer le yoga, apprendre les échecs, le chinois et plein d’autres activités qui vont l’éveiller. De plus, l’anglais c’est incontournable ! »

Horaires flexibles

Un autre avantage pour ces femmes cadres supérieures, les sont horaires flexibles. Les bambins sont amenés le matin entre 8 h 30 et 9 heures. Le soir, ils sont gardés jusqu’à 18 h 30. Toutefois, ces services ont un coût : 840 € (garderie, cantine et frais scolaires) mensuels sur neuf mois. « En fait, ce n’est pas plus cher que d’avoir une assistante maternelle », précise Caroline Castets.

La mairie, qui n’a donné aucune subvention, est satisfaite de ce projet. « C’est une bonne initiative qu’on ne peut qu’encourager car le projet répond aux attentes des familles », lance l’adjoint au maire à l’enseignement, Jean-François Le Helloco. En attendant la rentrée, Ambre a déjà dit à son père : « Je veux aller à l’école où il y a la classe jaune. » Une petite qui ne va pas pleurer à la rentrée.

Le Parisien

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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 14:45

SUCY - BOISSY

Ils ne veulent pas être les oubliés du RER A

Selon les usagers du tronçon Sucy - Boissy du RER A, la rénovation annoncée sur l’ensemble de la ligne ne les prend pas en compte.



Virginie Maillard
| 10.09.2008
 
 

«NOUS avons vraiment peur de devenir les laissés-pour-compte de la ligne A2 du RER A (NDLR : en direction de Boissy-Saint-Léger) », lance Line Cognat-Bertrand, l’une des fondatrices du site Toutsucy.com. Avec sa collègue, Caroline Mathat, elles viennent d’envoyer les 352 signatures de la pétition, mise en ligne sur le site en décembre 2007, ainsi qu’une lettre aux présidents de la RATP, Pierre Mongin, et du Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France), Jean-Paul Huchon, détaillant les problèmes récurrents et les inquiétudes des usagers de ce tronçon. Une situation qui d’après eux ne va pas s’améliorer en dépit du plan d’urgence présenté cet été pour décongestionner la ligne A.

« Dans la centaine de mails que nous avons reçue sur le site, les usagers se plaignent : des wagons surchargés et surchauffés, des retards quasi quotidiens, impossible de finir une semaine sereinement », rapporte Caroline Mathat.

« Ils arrivent au travail déjà épuisés à cause des transports »


Outre ces problèmes, les utilisateurs de la ligne A s’interrogent sur les raisons de l’arrêt en gare de La Varenne de la majorité des trains. Pourquoi ne vont-ils pas jusqu’au terminus, deux arrêts plus loin, à Boissy-Saint-Léger. « En juin, 147 932 passagers ont emprunté la gare de La Varenne. En comparaison, c’est 352 197 qui sont passés par celles de Sucy et Boissy. Alors pourquoi ne pas doubler la cadence des trains vers ces deux arrêts ? » Par ailleurs, la responsable s’insurge car selon elle, les trains à deux niveaux annoncés par le Stif vont essentiellement être affectés sur l’axe Marne-la-Vallée - Cergy. « Dans le plan d’amélioration du RER annoncé par la RATP, notre tronçon aura des rames rénovées de type MS61, train court à simple niveau. Alors qu’elles sont déjà bondées ! En revanche, l’autre axe en aura à deux niveaux. Nous avons l’impression que la ligne A2 va être laissée pour compte…»

Dernière inquiétude, l’afflux de voyageurs supplémentaires dans les années à venir. L’arrivée du TCSP (transport en commun en site propre) en 2009 ou 2010 y participera. « Cette ligne va relier Sucy-Bonneuil à Pompadour. C’est évident que de nombreux voyageurs vont l’emprunter pour rejoindre le RER A », s’inquiète la responsable.

A la RATP et au Stif, « des réponses ne peuvent pour le moment pas être apportées. Le plan de rénovation du RER A est en discussion. » Etant donné l’augmentation du prix du carburant et des mesures incitatives à l’utilisation des transports en commun, le trafic ne peut que progresser selon Line Cognat-Bertrand, « et surtout, il faut penser aux milliers de Franciliens de ce tronçon A2 qui arrivent chaque matin au travail déjà épuisés à cause des transports ».


Le Parisien

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Edito

Vous avez dit journaliste




Pourquoi devient-on journaliste ? Certains vous répondront : « J’y suis venu par hasard. Comme le métier me plaisait, je suis resté. » D’autres, vous rétorquent :  « C’est une passion, mais je ne peux pas l’expliquer… » Chacun a son histoire...
J’ai 8 ans. On est en 1990 à Esternay, une petite commune de 1500 âmes dans la Marne. Je suis assise sur les marches des escaliers en chêne, chez mes parents. Je joue à la poupée. Ce jour-là, comme tous les soirs à 20 heures, mon père me lance, déterminé : « Bon aller, va te brosser les dents. Demain, il y a école. » Je ronchonne comme d’habitude. Et comme je suis du genre têtue, je reste sur les escaliers. Mes parents fixent la télévision. Le JT commence. Une image m’interpelle : Un journaliste, micro en main, avec comme image de fond, le désert et les chars de guerre. Un gros « boum »  résonne dans la boite à images, comme dans les dessins animés. C’est la guerre du Golfe que le journaliste relate. Les images qui défilent devant mes yeux, je ne les comprends pas toutes. Toutefois, je ressens une tristesse. Et là, s’en savoir pourquoi, je lance à mes parents : « Plus tard, je serai comme lui. Je dénoncerai les guerres. Je serai journaliste. » Cette idée ne m’a jamais lâchée…
J’étais loin d’être une élève modèle à l’école. Tout au long de ma scolarité, les professeurs et les directeurs ne cessent de répéter à mes parents que je dois absolument choisir un autre métier que journaliste. Je n’ai pas le niveau.
L’été de mes 20 ans, pleins de rêves en tête, je pousse la porte d’un journal local : Le Pays Briard. Convention de stage en main, je rédige mes premiers articles. Bon, en 3e j’avais déjà fait un stage d’observation à l’Union, un quotidien régional, mais je ne travaillais pas, j’observais. Cette fois-ci, c’est du sérieux. Le journal me donne une chance : quatre jours en avril pour décrocher un stage d’un mois en été. Ok. J’adore les défis ! Challenge remporté... Je signe mon contrat de stage d’un mois en juin.
Juillet/Août. Il y a une place de journaliste remplaçant à pourvoir. Pendant un mois, je m’accroche et je leur démontre mes capacités pour occuper ce poste. Le 2 juillet, je paraphe mon premier CDD de deux mois en tant que journaliste remplaçante. J’ai passé quatre ans dans ce bi-hebdo. J’ai appris la base de mon métier : le terrain, l’écoute, la réactivité, l’humilité, le sujet et surtout ne jamais oublier pourquoi on a voulu être journaliste…

Virginie Maillard
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