Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /2008 19:03
Alice a changé ma vie de téléspectatrice…

Déjà quatre mois que ma vie est morose. Triste je le suis. Surtout quand je vois mon reflet dans cet écran noir, placé dans mon salon. Ma télé est morte. Ou plutôt mon décodeur télé Alice qui n'a pas supporté le passage à l'an 2008. Pourtant le bug ce n'était pas en 2000 qu'il était annoncé ? Paco Rabanne ce serait trompé de huit ans ?

Alice, une grande blonde qui est en rupture de stock. A chaque coup de fil à la hotline, on me répond : « soyez patiente Madame. » Alors bien sûr j'ai demandé un geste commercial, on me rétorque : « la télé est un service gratuit Madame, on ne fait pas de geste commercial. Soyez patiente Madame, on vous l'envoie dès que possible. » Quatre mois que je suis patiente...

Alors pour me remémorer cette "Grande époque" télé, je me console dans les livres comme le dernier de David Abiker, Les contes de la télé ordinaire, pertinent et drôle.

C'est plus difficile pour se concentrer. Il a fallu entre temps que j'apprenne à lire. C'est vrai, la télé c'est moins fatiguant. On se pose dans son canapé, on fixe l'écran, on débranche ses neurones et on regarde. C'est un exercice qui peut quand même s'avérer difficile. Il faut parfois lutter contre le sommeil ou l'ennuie... nonnnnn, on ne s'ennuie jamais devant la télé.

Je me souviens de cette "belle époque" où je pouvais zapper parmi mes centaines de chaînes offertes par Alice. J'avais un choix varié et si culturel. Si, si, n'en doutez pas !

Next sur Virgin 17 (ancienne Europe 2 TV) m'apprenait à draguer à l'américaine. Premiers baisers sur AB1 me replongeait dans ma pré-adolescance et me confortait dans l'idée qu'avec l'âge on évolue. C'est vrai, à 12 ans j'avais le cerveau d'un Néandertale, à 25 ans j'ai celui d'une femme moderne « made in » 2000. On ne se rend pas toujours compte de l'évolution rapide de la femme ces dernières années.

Vraiment, quelle tristesse de ne plus pouvoir regarder mes émissions préférées. Alice a changé ma vie de téléspectatrice. Désormais, le choix des chaînes est restreint, TF1, France 2, France 3, Canal + en clair et M6. Je zappe beaucoup moins. Je suis donc plus attentive à ces chaînes si culturelles, surtout TF1 et M6. C'est vrai, pauvre petite bourgeoise que je suis qui s'offrait le luxe de regarder les infos sur Itélé, BFM, la Chaîne parlementaire et les nombreuses émissions et débats sur France 5. Le JT de TF1 est beaucoup plus riche...

Mais tout de même, cette "Grande époque" me manque terriblement. J'ai craqué. Les livres étaient trop durs à lire. Ma vie sentimentale est en déroute, je devais me reconnecter sur Virgin 17. Et je ne dois absolument pas manquer l'amie de mon enfance, Dorothée sur IDF1.

Je suis allée chez la concurrence. Plus que 27 jours (au 28/03) m'indique le compteur de Neuf.fr pour que France Télécom me raccorde. Etre patiente, encore...

Dans 27 jours, la délivrance je retrouve ma télé, mes 100 chaînes et mon canapé.

La morale de mon billet : la télé il faut la regarder, la critiquer et l'éteindre. Zappez sur les 100 chaînes vous serez surpris de la qualité de certaine peu attractive en apparence et pourtant si intéressante !

Et comme dirait Franz-Olivier Giesbert sur France 5 dans son émission Chez F.O.G : « Il vaut mieux lire un livre que regarder la télévision. » Vendu pour moi !


Virginie Maillard
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /2008 14:38

 

urne.jpg « J’ai été dépouilleuse pour le premier tour des municipales »


Comme je ne suis pas patiente, à 20 heures au soir du premier tour des municipales je faisais le pied de grue dans mon bureau de vote de Fontenay-sous-Bois. J'étais bien trop impatiente de découvrir l'affiche du deuxième tour.

De plus Fontenay-sous-Bois compte 33 bureaux de vote répartis par quartier. En allant au dépouillement, je connaîtrai l'identité de mes proches voisins du moins leur appartenance politique.

20 heures les votes sont clos. Chaque dépouilleur prend place à l'appel de son nom. Comme à l'école, on forme des groupes. Une personne manque à l'appel, un habitué de l'école buissonnière peut-être ? Le responsable du bureau m'interpelle : « ça vous dérange de la remplacer ? »

 

Découverte des voisins.
Dépouilleuse ? Pourquoi pas ! Je prends place à côté de mes camarades qui sont aussi mes voisins de quartier. Placés par quatre sur une table carrée blanche, on se présente. Surprenant, deux d'entre eux habitent rue des Moulins comme moi. En attendant nos devoirs d'écoliers, nous bavardons de notre quotidien de fontenaysien.

Je leur confie mon agacement vis-à-vis d'un scooter qui tous les matins me réveille à l'aube. Ils l'entendent aussi, c'est leur voisin. Mon camarade d'en face parle avec un accent un peu british, je me trompe ? « Je suis anglais, c'est pour cette raison que je ne peux pas voter aux cantonales », me raconte-t-il déçu.
Quant à mon voisin de droite, lui il est plutôt du Sud... « Je suis originaire de Toulouuuse ». Juste à notre table, aucun de nous n'est fontenaysien d'origine. « Moi, je suis originaire de la Marne ». Un tour d'Europe simplement autour d'une table de dépouillement, It's so good !

 

Au travail !
« Fini de papoter, il est temps de se concentrer ! », nous lance une responsable du bureaude vote en plaisantant. Ah ! Le temps des devoirs est arrivé. Elle nous explique la procédure à suivre et nous confie la première enveloppe de 100 bulletins de vote. On les recompte pour être sûr puis nous les disposons par pile de dix.

Je me charge d'enlever la liste de la petite enveloppe bleue puis je la fais passer à mon voisin de droite qui annonce à nos deux partenaires le nom de la tête de liste. Tous les deux sur une feuille fournie par les responsables du bureau de vote inscrit un bâton enface du candidat cité. A la fin du dépouillement, on compte les bâtons et on recommence avec une seconde enveloppe.

Et là c'est le drame... j'ouvre une enveloppe vide. Immédiatement, nous appelons notre maître, pour lui signaler un bulletin nul. Vraiment, je me crois à l'école, l'ambiance est à la fois studieuse et conviviale. On s'agite autour de notre table... Les trois titulaires du bureau signent chacun leur tour sur l'enveloppe nulle. Et on reprend le rythme du dépouillement...

 

On perd la course !
300 bulletins dépouillés en un peu plus d'une heure ! La compétition est rude. La table d'à côté est plus rapide. Ils ont la moitié d'une enveloppe d'avance sur nous. Mais nous nous ne laissons pas faire nous combattons pour tenir la cadence. On perd, cause : un peu trop dissipé...

Etre dépouilleuse, je n'y ai jamais songé. A tort ! Durant cette heure et demie, j'ai connu mes voisins, les résultats avant tout le monde et des anecdotes sur mon voisinage.
Vivement 2014 pour le prochain dépouillement !

Jean-François Voguet (PC), maire sortant est passé au premier tour avec 62.3 %.
Résultats pour Fontenay sous Bois.

 

 

 
  • Mode d'emploi du dépouilleur(seuse)
 

Les bureaux de votre ont toujours besoin de personnes volontaires pour le dépouillement (autant pour les cantonales, municipales, législatives et présidentielles), n'hésitez pas à proposer vos services. C'est convivial, c'est un bon moyen pour rencontrer ses voisins de quartiers, et surtout connaître les résultats avant tout le monde !

Quand s'inscrire ? Quand vous allez voter, proposez vos services aux personnes chargées de valider votre bulletin de vote.

Qui peut le faire ?
Tout le monde peut être dépouilleur(euse). Il faut simplement être inscrit sur les listes électorales. En revanche, vous dépouillez uniquement les bulletins de vote de votre commune d'inscription.

Exemple : Vous êtes inscrit sur les listes électorales de Fontenay-sous-Bois, vous ne pouvez pas participer au dépouillement de Vincennes.

Quel document présenter ?
Il faut vous munir de votre carte d'électeur, d'un stylo pour signer la feuille de dépouillement et inscrire les bâtons.

Combien de temps dure un dépouillement ?
C'est aléatoire. Si vous êtes rapide, il y a des challenges à gagner ! C'est minimum une heure.


Virginie Maillard
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Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /2008 14:30
14 H : 20 % de participation à Fontenay-sous-Bois Ouest

undefined Rue Jules Ferry, 14 H, à Fontenay-sous-Bois (94), pas de file d’attente devant le bureau de vote. On ne dénombre que deux voitures garées sur les trottoirs. A l’intérieur du foyer Ambroise Croizat (bureau de vote), l’affluence est à l’image de la rue. Peu de monde dans les isoloirs. Pourtant, aujourd’hui, à Fontenay-sous-Bois Ouest, on vote pour les élections cantonales et municipales.

20 % (23 % niveau national). « A 14 H, nous avons un peu plus de 20 % de fontenaysiens qui sont venus voter. C'est peu », se désole l'un des membres du bureau de vote de Fontenay-sous-Bois.

L'explication avancée par ce crieur de « a voté » est bien sûr les vacances scolaires. « Les gens sont encore en vacances ! »

De l'autre côté de la pièce, le verdict pour les élections cantonales est le même, aux alentours de 20 %. « Il faut vraiment avoir envie de venir voter par ce temps ! », s'exclame une retraitée.

Le dépouillement est prévu à 20 H dans les locaux du Foyer Ambroise Croizat, 64 rue Jules Ferry. Qui composera l’affiche du deuxième tour ? Les fontenaysiens ont jusqu’à ce soir, 20 H, pour les départager : Jean-François Voguet (apparenté communiste, liste divers gauche), maire sortant et challenger de cette élection municipale, Daniel Alarcon (apparenté LCR) et Christophe Esclattier (apparenté UMP, liste divers droite excepté le FN).


Virginie Maillard
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /2008 16:43

 

ch-tis.jpg « Dans mon  siège de cinéma, j’ai voyagé dans le Nord. »

« Dans le Nord, il y a un dicton qui dit : quand on y vient on pleure deux fois", confie Antoine (Dany Boon) à Philippe (Kad Merad) dans Bienvenue chez les Ch'tis. Voici mon histoire parmi les ch'tis.

Septembre 2006. Je quitte Paris pour habiter Lille pendant un an. Originaire de la campagne Marnaise, je me plais à la Capitale. La froideur des habitants ne me change pas de mon enfance. Et puis, une provinciale, comme on nous appelle ici, reconvertie en petite parisienne c'est monnaie courante dans le département.

  Au début, je déprime

Comme Philippe dans Bienvenue chez les Ch'tis, à peine le pied posé sur le sol des Corons, je déprime. Tant de clichés me sont rabâchés avant mon départ... Ah, nos clichés, un plaisir français.

L'acclimatation est rude comme le vent du Nord qui souffle. Les gens sont bizarres. Je ne comprends pas leur langage. A chaque coin de rue, une baraque à frites. Ca change des pizzas, des brasseries et des kebbabs ! Des pierres rouges jonchent les façades. Des cheminées en briques rouges s'élèvent dans le ciel nordiste. Sur la route de Lens, les terrils occupent le paysage. Toutes ces petites maisons collées les unes aux autres. Peu chaleureux l'environnement ? Et les bas fonds de Paris, ils sont chaleureux ?

 Toujours comme Philippe, la semaine terminée je n'ai qu'une envie : direction gare du Nord à Paris.

Dans ma classe, un ch'timi, un ch'tio quoi m'invite à son anniversaire, « tu me dis quoi pour ce soir ». J'ai pas compris !

  C'est quoi une wassingue ?

Dès mon arrivée, l'accueil est chaleureux. Quelques rires échangés et à bas les clichés ! Ils sont accueillants, drôles et un soupçon alcoolique « hein ch'tiote, dans le ch'nord on mange liquide ! », m'apprend mon nouvel ami. Quand vous passez une soirée avec eux, c'est foutu, vous les aimez et vous vous attachez. La baguette magique du ch'ti est redoutable.

Mon apprentissage avec le ch'tmi est un peu laborieux comme pour Philippe mais c'est si drôle de se prêter au jeu ! Mon tout premier mot, « la wassingue » (serpillière). C'est un lendemain de fête que l'apprentissage commence. J'aide mes nouveaux amis à faire le ménage. On me demande la « wassingue ». Je pars chercher le produit dans le placard, rien. J'interroge mon amie, « mais où est le produit wassingue ? ». Les Ch'tis éclatent de rire ! Honteuse, je m'énerve : « ce n'est pas drôle ! ». Un an et demie après cet épisode, j'en rigole et je ne demande plus où est la wassingue ! La-haut, dans le Nord, je me sens chez moi.

 Biloute, Hein, Wassingue, tant de mot que j'ai retrouvé dans Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon.

Seule dans mon siège dans cette grande salle de cinéma, j'ai voyagé dans le Nord durant 1h46. Toutes ces sensations liées à mes souvenirs se projettent sur l'écran. Mon histoire est la même que Philippe, remplit d'émotions.

  J'adore le foot maintenant !

Une scène du film m'a réveillé tous les sens : celle dans les tribunes de Lens. Avant mon passage à Lille, je détestais le foot. Je ne pensais jamais aller voir un match. Quelle tristesse si je n'avais jamais pu goûter à cette essence de vie.

  Les bras en l'air, tous collés l'un aux autres, brandissant l'écharpe des Sang et Or et chantant les Corons du Nord, il faut le vivre pour comprendre cette scène. Vivez-le ! C'est fabuleux de ressentir cette chaleur du Nord, cette ambiance unique. J'ai pleuré et j'ai tremblé avec Antoine et Philipe dans mon siège de cinéma.

  Quand je quitte Lille pour Montpellier en juin 2007, je pleure, encore et encore dans les bras de mes nouveaux amis... « Dans le Ch'nord ma ch'tiote, on pleure deux ch'ois, tu me croyais pas, pourch'tant tu pleures biloute, hein ! ». Vivement que je retourne voir les Ch'tis !

  Virginie Maillard

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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /2008 18:39

Fruits et légumes : le primeur n’est pas toujours le plus cher

« Manger au moins cinq fruits et légumes par jour », martèle les publicités, certes mais a quel prix ?

Ce matin, le ministère des Finances dévoile dans les colonnes du Parisien/Aujourd’hui en France sa contre-enquête sur la flambée des prix (NDLR : Une semaine plutôt, 60 millions de consommateurs dévoilait une enquête sur "la liste noire des prix qui flambent"). Mais, les fruits et légumes n’apparaissent pas dans le tableau. On aurait peut-être pu les insérer à la place des biscuits BN goûters au chocolat ? Une pomme à la place d’un BN au goûter de 16h, n’est-ce pas la campagne de pub du ministère de la Santé ?

Pour ceux qui préfèrent une bonne orange juteuse ou une mangue bien mûre à 16h, le tableau ci-dessous expose quelques comparaisons de prix relevées dans l’après-midi à Fontenay-sous-Bois (banlieue Est de Paris) chez un primeur, une petite enseigne de ville et une grande enseigne.

Verdict : le primeur de quartier n’est pas toujours le plus cher !

Fruits et légumes

Chez le primeur

Chez une petite enseigne de ville

Chez une grande enseigne

Carotte

1.40 /Kg

0.80 /Kg

0.74 /Kg 1er prix

1.20 /Kg en vrac

Courgette

1.95 /Kg

2.70  /Kg

1.79  /Kg 1er prix

2.50 /Kg en vrac

Aubergine

3.98 /Kg

2.80  /Kg

1.19  /Kg 1er prix

3.50 /Kg en vrac

Poivron

3.95 /Kg

4.20 /Kg

2.50 /Kg 1er prix

3.50 /Kg en vrac

Tomate allongée

3.95 /Kg

2.80  /Kg

2.50 /Kg

Orange à presser

1.98 /Kg

3.20  /Kg

1.50 /Kg 1er prix

3.20 /Kg en vrac

Mangue

2.50 /pièce ou 5 € les 3

1 /pièce

1 /pièce ou 1.50 € les 2

 

 « Chez le primeur, on a toujours un bon rapport qualité/prix. Ce n’est pas le cas chez les enseignes, petites ou grandes ! », s’exclame Martine, cliente chez le primeur.

Certes, les prix au kilo sont souvent plus élevés chez les marchands de fruits et légumes. Mais Martine précise, « je conserve plus longtemps mes fruits et légumes. Quant à la qualité, ce n’est pas comparable ! Ils sont toujours meilleurs. » Un kilo de carotte revient à 1.40 /Kg chez le primeur contre 0.74 /Kg, pour le premier prix, et 1.20 /Kg pour les carottes en vrac, chez la grande enseigne.

Si l’on compare la petite enseigne de proximité et le primeur, la concurrence est plus rude. L’orange à presser est à 1.98 /Kg chez le marchand et 3.20 /Kg chez la petite surface. De même pour les courgettes, 1.95 /Kg contre 2.70 /Kg pour la petite enseigne. En revanche, les tomates allongées sont plus abordables chez l'enseigne de ville, 2.80 /Kg, contre 3.95 /Kg pour le primeur.

Et la qualité chez la petite enseigne ? « Avant de découvrir mon primeur à côté de chez moi, raconte Christine, cliente, j’allais dans cette petite surface de ville. Le constat est le même que pour les grandes enseignes, les fruits et légumes ne se conservent pas ! De plus, la qualité est supérieure chez le primeur. »

Une meilleure qualité chez le primeur, mais un prix plus attractif chez la grande enseigne, et un rapport qualité/prix correct chez la surface de ville, le choix est varié pour choisir ses fruits et légumes. Mais le pouvoir d’achat est serré.  La baisse des produits alimentaires n’est pas pour demain alors selon Christine Lagarde, ministre de l’économie, une solution : « faire jouer la concurrence. »

Virginie Maillard
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 14:04
Marie-Claire vous envoie sur les roses à 3

claire-chazalcopy.jpg
Claire Chazal est l'une des marraines de la Rose Marie-Claire.


"Nous les femmes, nous le charme, avec des milliers de roses, on nous entoure", chante Julio Iglesias. Une seule nous suffira, la Rose Marie-Claire.
 

Messieurs, le 8 mars prochain, Journée internationale des droits des femmes pour les autruches mâles, vous n'avez plus d'excuse pour ne pas offrir une rose Marie-Claire à vos Dames. Et oui Messieurs, vous allez provoquer un double sourire. Celui de votre bien-aimée et celui de la petite fille au Cambodge qui va à l'école grâce aux dons récoltés par la Rose Marie-Claire.

 

Pour cette troisième édition, la rose blanche, rouge ou jaune a toujours « ce même pouvoir magique », selon Tina Kieffer, directrice de la rédaction Marie-Claire et présidente de l’association Toutes à l’école.

 

« Depuis sa création, La Rose Marie-Claire soutient cette association qui a construit au Cambodge l’école-pilote Happy Chandara. C’est un bâtiment de 1 200 m2, situé à Prek Thmey, une région agricole à 13 kms de Phnom Penh. L’école accueille aujourd'hui 200 fillettes âgées de 6 à 10 ans. Jusqu’alors, la plupart travaillaient dans les champs pour aider leurs parents très défavorisés (salaire moyen familial : 30 $) et fréquentaient peu ou jamais l’école publique. Depuis le 7 novembre 2006, elles étudient  chaque jour de 7H30 à 17H ».

Alors Messieurs, séduis ? Allez, une anecdote pour décider les indécis.

 

Les petites filles sont motivées et pour cause… elles sont toujours présentes devant les portes avant l’ouverture. Et, elles ne veulent jamais faire de pause, elles ont trop cette soif d'apprendre, encore et toujours ! Surprenant pour un élève occidental ? On devrait jumeler nos écoles françaises et cambodgiennes. Les uns se rendraient compte de la chance qu’ils ont. Et les autres, découvriraient la joie des loisirs.

 

Virginie Maillard 

 

3 € (1 € 50 reversé à l’association) la rose. En vente du 3 au 9 mars chez les fleuristes Interflora, Franprix, magasin Botanic, Caroll. www.la-rose.fr.

 
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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /2008 18:23

Bip,… Bip,… : c’est un être humain derrière la caisse


Les caisses sont vides. Celles de l’Etat. On sait. Mais aujourd’hui ce sont celles des supermarchés et hypermarchés qui sont désertes.

Les caissières, ces mégères qui font la tête à longueur de temps, sont en grève pour dénoncer leurs conditions de travail et demandent une revalorisation de salaire. Bip,… Bip,… Un bruit unique toute la journée.


Un bonjour Monsieur. Bonjour Madame. Même dit avec le sourire, dans la plupart des cas, pas de réponse. Le client est roi. La caissière se tait et subit en silence ce mépris. Ou bien, un bonjour futile émet de leur bouche. Et, les jours de miracle, c’est un sourire et même parfois une discussion qui s'engage. Mais là, il faut pas rêver, il n’y a qu’un habitué pour discuter. « On nous prend pour des machines. Nous sommes des êtres humains », se plaint une caissière, interviewée sur France Info.


« Nous sommes souvent prises pour des illettrées »


« Au revoir, bonne journée Monsieur, Madame. » Pas de réponse. Le client est bien trop occupé à vérifier s’il n’y a pas d’erreurs sur le ticket de caisse. Trois pas en avant. Arrêt du client juste au bout de la caisse. Comptage et vérification de son chariot. Cinq minutes passent. Et Monsieur s’en va pour laisser sa place au prochain qui recommencera la même démarche. « Ils n’ont pas confiance en nous. Nous sommes souvent prises pour des illettrées, raconte Sophie, 21 ans, étudiante et caissière à mi-temps dans un supermarché à Sézanne (Marne). Je viens toutes mes vacances et tous les samedis. Ça me fait un petit revenu tous les mois. »

 Un peu plus de 250 euros par mois pour 39 heures de travaille. « Je fais 9 heures par jour. Et le midi, j’ai le droit à une heure de pause déjeuner. Le matin, 5 minutes de pause pipi. Envie ou pas, c’est mon tour sur la liste, alors j’y vais. Idem pour l’après midi. 5 minutes », poursuit l'étudiante. Et si elle osait prendre 6 minutes ? « Impossible ! Tu te fais réprimander. »


Le sourire difficile


Le matin. Même combat. On court à la minute près. 9h29. Sophie arrive. Elle commence à travailler à 9h30. « Tu le fais exprès d’arriver en retard ?, s’énerve la chef des caissières. A 9h30, ta caisse doit être installée et tu dois commencer à travailler. Demain matin, tu viens à 9h25 à la caisse centrale (ndlr : lieu où la caissière récupère les fonds de sa caisse) ». Sophie s’insurge en arrivant à son poste : « Le soir, quand tu demandes à fermer 5 minutes avant, si tu as des clients, tu dois les passer. Au final, tu finis toujours 10 voire 15 minutes après l’heure initiale ». Sur un mois, Sophie travaille une heure non payée… même en arrivant à 9h29 !

 « Dans ces conditions, ce n’est pas toujours facile d’avoir le sourire toute la journée. Dans mon cas, ce n’est que temporaire. Mais, celles qui exercent toute l’année, en ont ras-le-bol de ce traitement. Sans oublier les clients désagréables ou ceux qui s’énervent sur toi parce qu’un prix ne passe pas. Je comprends qu’elles fassent grève.»

Toutefois, Sophie reste positive. Cette expérience de caissière lui rappelle tous les samedis qu’elle doit décrocher son diplôme. Un leitmotiv hebdomadaire bénéfique pour la réussite professionnelle.

 

Virginie Maillard

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Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /2008 16:46

Evitez de "gazer" votre acheteur !

Terminez, vous ne gazerez pas le repreneur de votre logement. Depuis le 1er novembre, le diagnostic gaz est obligatoire pour toutes les ventes de logement dont l'installation intérieure de gaz a plus de quinze ans.

Ce diagnostic est réalisé par des professionnels certifiés. Il établit l'état de l'installation afin d'éviter des accidents.

En cas d'anomalie (excepté le « danger grave »), le propriétaire n'est pas obligé de réaliser des travaux. Mais il doit en informer le futur acquéreur.


Un texto et la facture EDF est payée !

Finit la banalité de l'appel téléphonique pour le téléphone portable. Depuis le 1er janvier, on règle sa facture EDF en envoyant un texto.

Quelques jours après la réception de sa facture à domicile, le client reçoit un texto sur son portable lui proposant de régler ses dettes. Comme pour la Star Ac, il suffit d'entrer un mot unique, EDF, et le tour est joué, le paiement est autorisé.

Pour payer sa facture EDF de cette façon, il faut appeler le service client au 39.29. Une fois vos numéro de portable, adresse mail et coordonnées bancaires enregistrés, EDF vous envoie par mail un formulaire d'inscription au service. Le désabonnement est possible à tout moment.


 

Les notaires divorcent !

On connaissait le rôle des notaires pour l'achat d'un bien immobilier ou la souscription d'un contrat de mariage, et bien maintenant ils vont sûrement prononcer des divorces.

Dans quelques mois, il sera possible de divorcer par consentement mutuel devant un notaire. Dans les cas où la séparation est conflictuelle qui réglera le litige ? Est-ce la loi du plus fort ou du plus influent qui s'appliquera pour la séparation des biens ?


Cherche logement désespérément en Île-de-France

90 % des Franciliens estiment qu'il est difficile de trouver un logement en Île-de-France selon un sondage réalisé pour Île-de-France, le journal du conseil régional, par l'institut Ipsos.

En revanche, nos Franciliens sont heureux, à 82 %, de vivre dans la région selon cette même étude. Mal-logés, mais heureux, selon, bien entendu, le sondage du Conseil général... !


Contrat de copropriété : finit les arnaques ?

Des contrats de syndics plus simples et transparents. En décembre dernier, la fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) et la confédération nationale des administrateurs de bien (Cnab) proposent des nouveaux modèles de contrats de syndics. Il est désormais possible de comparer les tarifs des différents syndics de copropriété. Le conseil national de la consommation (CNC) est conforté dans son avis. Le contrat fait apparaître noir sur blanc les dépenses comprises dans leur forfait annuel et aussi les prestations annexe facturées.

 

La machine à taxe augmente toujours

37 % de progression en cinq ans (de 2002 à 2007) pour la taxe foncière selon l'union nationale de la propriété immobilière (UNPI).

Perçue par les collectivités locales (communes, départements et régions), les taux de chaque entité s'envole ces cinq dernières années. Commune, département, région, chacun prend sa part du gâteau : la région Languedoc-Roussillon c'est plus 80,77 % (moyenne nationale, 27,03 %) en cinq ans, le département des Bouches-du-Rhône c'est plus 79,64% (moyenne 17,37 %) et la commune de Lyon c'est plus 77,62%.

En revanche, certaines villes comme Paris, Nice, Grenoble,.. restent stable (0%). Et d'autres arrivent même à baisser leur taux communal comme Nancy (- 4,98%) ou Saint-Etienne (- 3,98%).


Hausse des aides au logement

Pour une fois que la hausse est proposée, les locataires vont en profiter. Les aides au logement augmentent de 2,76%, a annoncé Christine Boutin, ministre du logement. 

L'APL (aide personnalisé au logement), l'AL (allocation logement) ou l'ALS (allocation au logement à caractère social) sont versées tous les mois aux locataires sous conditions de ressources par les allocations familiales. Pour un couple avec un enfant vivant en région parisienne, avec un loyer de 700 euros par mois et recevant un revenu annuel de 15 000 euros, reçoit actuellement 230 euros par mois. Avec la revalorisation, ce foyer perçoit désormais 236,50 €.


Indexation des loyers dès le 15 janvier

La loi du pouvoir d'achat qui prévoit notamment l'indexation des loyers sur l'indice des prix à la consommation et non plus sur l'indice de la construction est entré en vigueur le 15 janvier  dernier selon Christine Boutin, ministre du logement. De même, le dépôt de garantie passe de deux mois à un mois. Cette somme pourrait être étalée sur la durée du bail (généralement trois ans).

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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /2007 11:56
Où faire garder son pitchoun à la rentrée ?

Faire garder son enfant est un vrai parcours du combattant ! Les crèches municipales, associatives ou privées de Montpellier, offrent 3 400 places, ce qui permet de placer environ près de 5 000 enfants, tous ne les fréquentant pas à plein temps. Les bambins y sont reçus jusqu'à leur entrée à l'école maternelle (3 ans), voire au-delà en complément de leur scolarité, par exemple les mercredis.

L'accueil régulier (crèches municipales ou associatives) est plus adapté pour les deux parents qui travaillent. Les places sont prioritairement attribuées à ces familles. Mais tous ne fréquentent pas la crèche à plein temps. Certaines familles ont seulement besoin de placer leur bébé quelques heures par semaine. Vous pouvez faire une demande auprès de la dizaine de haltes-garderies (crèches multi-accueil) municipales qui vous apporteront ce service occasionnel. Les prix des crèches municipales et occasionnelles s'échelonnent de 0,32 euros à 2,54 euros de l'heure, suivant les revenus. Mais pour l'essentiel, les crèches sont à ce jour complètes. Voici la démarche à suivre pour placer son enfant en septembre.


D'abord s'inscrire

Dans un premier temps, il faut inscrire votre enfant au service enfance à la mairie, dès sa naissance. Une condition pour bénéficier de la crèche municipale : résider à Montpellier.

Selon votre cas, soit une solution est trouvée rapidement, soit, c'est plus probable, vous êtes placé sur une liste d'attente. Par exemple : vous souhaitez faire garder votre enfant de 8h à 17h, tous les jours : il est peu probable que l'on vous attribue une place, vous serez sur liste d'attente. Il faudra attendre qu'un enfant soit retiré de la crèche à plein temps. Autre exemple : vous souhaitez le faire garder tous les soirs de 17h à 18h30. Vous aurez plus de chance d'avoir immédiatement une place en crèche.

Si vous êtes sur une liste d'attente et que vous ne pouvez pas attendre, il reste trois solutions :

1. Les crèches associatives : il en existe une quinzaine à Montpellier. La liste est disponible dans un livret (petite enfance, adresses utiles à Montpellier) distribué à la mairie. Pour vous inscrire, il faut vous y rendre et déposer un dossier dans chacune d'elle. Si elles sont toutes complètes, il reste les nounous indépendantes.

2. Les assistantes maternelles indépendantes : le relais d'assistantes maternelles regroupe toutes les nounous de la ville. Il vous indiquera, selon votre quartier, celles qui ont encore une place libre. Elles sont qualifiées et titulaires d'un agrément. Les conditions d'accueil, les horaires et le prix sont négociés avec les parents qui peuvent bénéficier d'aides de la CAF ou fiscales (déductions d'impôts).

3. Malgré tous vos efforts, vos recherches sont médiocres. Vous pouvez essayer d'appeler les crèches d'entreprises. Si elles ne sont pas complètes, elles peuvent offrir des places aux personnes extérieures. L'hôpital, le conseil général et la CAF possèdent une crèche.

Sinon, optez pour la bonne vieille méthode : faire garder le petit par mamie. Elles sont souvent ravies de cette nouvelle charge familiale, mais tout le monde n?a pas mamie sur place et il ne faut jamais abuser des bonnes volontés.

Virginie Maillard


Toutes les coordonnées sont regroupées dans un livret (petite enfance, adresses utiles à Montpellier) disponible à la mairie au service enfance. La mairie peut vous l'envoyer par courrier ou au 04 67 34 70 61 (service enfance de la mairie) ou www.montpellier.fr, rubrique "Vivre ensemble" puis "Montpellier enfance."

Photo Guillaume Bonnefont
Article paru dans La Gazette de Montpellier du n° 996 - Du 19 au 25 juillet 2007
 
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /2007 11:55
Comment choisir son GPS 
 
Le temps des cartes en papier, boussoles et autres accessoires de route est révolu. Place, désormais, à un unique accessoire, le GPS. De l’anglais “Global Positioning System”. Ce petit appareil de navigation par satellite sait tout faire. Naviguer sur l’eau. Balader le randonneur dans les chemins de traverse et le rollerman sur les pistes cyclables. Conduire le touriste ou le commercial dans le plus petit hameau de l’Hérault. À quand le GPS sous-marin pour localiser les plus beaux récifs coralliens ?

 

Hugues Trabut-Cussac, vendeur de GPS à Lattes, donne quelques conseils pour bien choisir son GPS avant de partir en vacances. “Déjà, avant d’investir, déterminez votre utilisation. Tous les GPS ne sont pas compatibles avec toutes les cartes (exemple : randonnées ou maritimes).

Pour les voyageurs occasionnels et commerciaux :C’est le GPS de base avec la carte de France. La cartographie routière est vendue à partir de 50 € selon la surface de couverture (France, Europe). L’appareil et la carte ont un prix moyen de 150 à 200 €. Pour l’utilisateur régulier, comme un commercial, vous pouvez souscrire des options comme l’info trafic (à partir de 50 €/an), les radars fixes (50 €/an)... Le GPS vous donne en temps réel les bouchons ou les accidents. II calcule alors un second itinéraire où le trafic est moins dense.

Pour les randonneurs :Les cartographies terrestres (randonnées et pistes cyclables) ne sont pas compatibles avec tous les GPS. Les cartes se vendent à partir de 105 €. Le prix varie selon l’étendue de la zone de couverture. Cinq zones au maximum : Région parisienne, Île-de-France, Pyrénées, Bretagne et Alpes. Prix de l’appareil avec la carte : 400 €. Pour les randonneurs, il faut penser au kit autonomie solaire pour recharger le GPS en pleine nature. Le chargeur fabrique de l’énergie. Il est conseillé de le brancher constamment à l’appareil pendant les balades. Une nuit ne suffira pas à le recharger.

Pour les balades en mer ou en l’air :Il existe des cartes maritimes et aériennes. Elles sont vendues à partir de 155 € selon la zone de couverture. Elles indiquent les ports les plus proches et les pistes d’atterrissage pour les cartes aériennes.”

Les pièges à éviter :Privilégier les GPS avec les antennes intégrées. Préférer la technologie Sirf3. Elle détermine la qualité de réception du GPS. Elle permet une connexion rapide et une précision exacte. Vérifiez que la batterie tient minimum huit heures.

L’entretien du GPS :Ne laissez pas votre GPS sous le carreau quand la voiture est arrêtée car la chaleur endommage l’écran [ndlr : il peut devenir tout noir]. Sa durée de vie moyenne est de six ans.” GPS adaptable ? : “On peut installer un système de navigation sur les iPod, téléphone portable, pocket PC et agenda électronique (PDA). Mais attention au son. Il faut bien souvent racheter des enceintes extérieures pour entendre la voix du GPS.

Investissement moyen : 600 € (appareil et cartes).

Où acheter un GPS ? AEI Concept, 7 rue des Lauriers-Roses à Lattes. 01 67 65 65 83.

Fnac, Centre commercial Le Polygone à Montpellier, 08 25 02 00 20, montpellier@fnac.tm.fr. Darty Montpellier, route de Carnon à Pérols, 08 21 08 20 82.

À Montpellier Hi-tech, commande en ligne uniquement sur www.amontpellier. emagasin.fr ou au 04 67 79 77 06. Auchan, route de Carnon, centre commercial Méditerranée à Pérols, 04 67 50 43 00.

Carrefour à Lattes, 04 67 99 70 00.

Conforama à Lattes, ZAC des Commandeurs, 04 99 52 64 64.

Deal Montpellier Connexion, Le Solis, avenue de la Mer à Lattes, 04 67 65 70 90. Sunsys, 138 rue Roland-Garros à Mauguio, 08 20 89 70 29.

E.Vallée, 93 chemin du Mas-Rouge à Lattes, 04 67 20 23 27.

But de Lattes, route de Carnon, 04 67 20 93 60.

Virgin Montpellier, halles Castelanne, 2 rue Draperie-Rouge, 04 67 63 60 30.

Virginie Maillard


Photo Guillaume Bonnefont
Article paru dans La Gazette de Montpellier du n° 1000 - Du 16 au 22 août 2007
 
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Edito

Vous avez dit journaliste




Pourquoi devient-on journaliste ? Certains vous répondront : « J’y suis venu par hasard. Comme le métier me plaisait, je suis resté. » D’autres, vous rétorquent :  « C’est une passion, mais je ne peux pas l’expliquer… » Chacun a son histoire...
J’ai 8 ans. On est en 1990 à Esternay, une petite commune de 1500 âmes dans la Marne. Je suis assise sur les marches des escaliers en chêne, chez mes parents. Je joue à la poupée. Ce jour-là, comme tous les soirs à 20 heures, mon père me lance, déterminé : « Bon aller, va te brosser les dents. Demain, il y a école. » Je ronchonne comme d’habitude. Et comme je suis du genre têtue, je reste sur les escaliers. Mes parents fixent la télévision. Le JT commence. Une image m’interpelle : Un journaliste, micro en main, avec comme image de fond, le désert et les chars de guerre. Un gros « boum »  résonne dans la boite à images, comme dans les dessins animés. C’est la guerre du Golfe que le journaliste relate. Les images qui défilent devant mes yeux, je ne les comprends pas toutes. Toutefois, je ressens une tristesse. Et là, s’en savoir pourquoi, je lance à mes parents : « Plus tard, je serai comme lui. Je dénoncerai les guerres. Je serai journaliste. » Cette idée ne m’a jamais lâchée…
J’étais loin d’être une élève modèle à l’école. Tout au long de ma scolarité, les professeurs et les directeurs ne cessent de répéter à mes parents que je dois absolument choisir un autre métier que journaliste. Je n’ai pas le niveau.
L’été de mes 20 ans, pleins de rêves en tête, je pousse la porte d’un journal local : Le Pays Briard. Convention de stage en main, je rédige mes premiers articles. Bon, en 3e j’avais déjà fait un stage d’observation à l’Union, un quotidien régional, mais je ne travaillais pas, j’observais. Cette fois-ci, c’est du sérieux. Le journal me donne une chance : quatre jours en avril pour décrocher un stage d’un mois en été. Ok. J’adore les défis ! Challenge remporté... Je signe mon contrat de stage d’un mois en juin.
Juillet/Août. Il y a une place de journaliste remplaçant à pourvoir. Pendant un mois, je m’accroche et je leur démontre mes capacités pour occuper ce poste. Le 2 juillet, je paraphe mon premier CDD de deux mois en tant que journaliste remplaçante. J’ai passé quatre ans dans ce bi-hebdo. J’ai appris la base de mon métier : le terrain, l’écoute, la réactivité, l’humilité, le sujet et surtout ne jamais oublier pourquoi on a voulu être journaliste…

Virginie Maillard
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