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Publié par Virginie Maillard

Travaux de mes ateliers d'écriture (2/2)

    POUR cette deuxième séance d'écriture, nous avons fait un bond dans notre enfance.
Notre professeur nous a demandé de construire un "origami quiz". Sur chacune des huit faces, nous avons pris une couleur que nous avons associée à une courte phrase. Aucun thème d'imposé. Certains, comme moi, ont dessiné un symbole, d'autres, un dessin. A la fin de notre atelier d'origami, nous avons lu nos phrases.
Puis, comme pendant notre époque d'écolier, nous avons joué. Une personne a donné un chiffre, une autre a calculé sur la cocotte quiz, et la dernière a choisi un symbole parmi les quatre vues. A partir de la phrase, on a eu dix minutes pour écrire un texte.
Entre chaque jeu, nous lisons à voix haute nos écrits puis nous les commentons.

Si vous souhaitez faire ces petits exercices d'atelier d'écriture, utilisez le temps qui vous est donné. Les textes publiés sont les miens. Je n'ai rien retouché.
Les consignes des thèmes sont très souples... le principe est de s'amuser et de libérer son écriture.



Phrase n°1 : Son rayonnement entraîne l'immobilisme.

    Dix minutes pour écrire.

Cachée parmi des myriades de petites lumières, elle cherche sa place. Elle se sent seule, désespérée. Elle a froid, pourtant les rayons de son maître parcourent son corps ondulé aux extrémités pointues.

Elle part à droite puis à gauche. Les petites lumières s'agitent. Les éclairs continuent de danser dans ce grand espace de liberté bleuté. Elle se met à voler pour échapper au pire. Le bruit est de plus en plus assourdissant...

Ca y est. C'est la fin. Ma petite étoile a trouvé sa place malgré l'orage de ces derniers jours.
Ma vie va enfin avancer, l'immobilisme est derrière moi. Je suis amoureuse.


Une citation : "Ils pensent qu'ils sont heureux parce qu'ils sont immobiles." Tristan Bernard (1866-1947).


Phrase n°2 : Une maison avec de grands volets bleus.

    Dix minutes pour écrire.

  Je me souviens de cette époque où je courais pieds nus dans le sable fin et bouillant de la plage de Collioure. L'été, le soleil, les oiseaux qui chantent au petit matin  : "Allez, debout, c'est déjà l'agitation dehors !"

 Je me souviens de tes pas sourds au bout du couloir pour ne pas me réveiller.

 Je me souviens de nos longues promenades où les paysages se résumaient à la verdure qui recouvraient les hautes collines pyrénéennes.

Je me souviens que derrière celles-ci se cachaient une belle eau bleue avec pour seule dérangement, mon regard insistant.

 Oui, je me souviens de tous ces instants magiques qui me remplissaient de bonheur.

 Je me souviens de toutes ces petites maisons colorées de bleu, de rouge et d'orange juste en face du port.

 Je me souviens...

 Mais aujourd'hui, il y a une chose dont je ne me souviens plus, c'est le temps indénombrable que j'ai passé avec toi.


Phrase n°3 : La méditation nous élevait soudain dans ce monde pastoral.

    Cinq minutes pour écrire.

Un instant, mon corps s'arrête et mon esprit s'illumine d'une lumière blanche épaisse. Je suis entrée dans cette inconnue.

C'est le vide, le néant. Je ne reconnais rien. Je suis face à moi-même au milieu de nul part.
Pourtant, tout m'est famillié. L'odeur d'encens qui s'invite dans mes narines. Ces couleurs beige, blanc et bleu qui me procurent une sensation de plenitude.
La sonnerie du gong retentie... Déjà vingt minutes que je suis en terre inconnue et pourtant je me sens chez moi.

Mais au fait, où suis-je ?

Je sors de mon inconscient, j'ouvre les yeux, mon corps réactive ses fonctions vitales. En fait, je n'ai jamais quitté mon canapé. J'ai juste un peu voyagé dans mon inconscient.

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