Billet d'humeur ou d'humour


Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /2010 13:12

 L'éloge d'Aristophane

 

venus

  La Naissance de Vénus de Sandro Botticelli

 

Le printemps est de retour. Les jambes des demoiselles se dévoilent et les musculatures de ces messieurs se laissent regarder... La vie sort de son sommeil. Sur les terrasses, dans la rue et dans les parcs, les couples se forment et s'enlacent. Les fleurs éclosent et laissent dégager leur parfum qu'on aime tant... Vraiment, il n'y a pas de doute, le printemps est de retour. Personnellement, c'est ma période préférée de l'année. Ni trop chaud. Ni trop froid. Et puis disons-le avec l'hiver atroce que nous avons vécu, et bien un peu de soleil et de chaleur ça regonfle ce moral qui s'était bien aplati. Sans parler de ces catastrophes naturelles qui ont décimé des vies cet hiver ! Non vraiment l'hiver est une période néfaste et sombre.

Ramakrishna* disait : « Sois comme la fleur, épanouis-toi librement et laisse les abeilles dévaliser ton coeur ! »

Le printemps a toujours été synonyme d'amour. Et pourtant, certains sont si blasés par ce mot vulgaire qu'ils en viennent à prononcer des phrases terribles... Hier, à une terrase de café j'ai entendu cette phrase : « Moi ça fait 5 ans que je suis célibataire et je le vis bien. Je ne m'ennuie jamais seule. Oh, peut-être qu'à la retraite, ça sera plus dur ! »

Je reste vraiment sceptique... Qu'on est des difficultés à trouver sa moitiée, c'est presque normal ! Qui arrive du premier coup à s'amouracher de quelqu'un pour une vie entière ? Pas grand monde. Ils doivent tenir dans un mouchoir de poche!

Il y a une histoire que j'aurai aimée raconter à cette dame, mais je n'ai pas osé... C'est celle d'Aristophane. Dans le Livre de Platon, Le Banquet, Aristophane, comme ses comparses, entreprennent à leur façon un éloge à Eros, le dieu de l'amour Grec.

Ma chère dame, lisez ces quelques lignes, et vous verrez que la vie doit surement être plus belle à deux. 

 

« Les hommes ne se rendent pas compte du pouvoir d'Éros, sinon ils lui auraient élevé les temples les plus imposants. Nul dieu n'est mieux disposé à l'égard des humains.
Qu'était la nature humaine, et que lui est-il arrivé ? Notre nature était autrefois différente : il y avait trois catégories d'êtres humains, le mâle, la femelle, et l'androgyne. De plus, la forme humaine était celle d'une sphère avec quatre mains, quatre jambes et deux visages, une tête unique et quatre oreilles, deux sexes, etc. Les humains se déplaçaient en avant ou en arrière, et, pour courir, ils faisaient des révolutions sur leurs huit membres. Le mâle était un enfant du soleil, la femelle de la terre, et l'androgyne de la lune. Leur force et leur orgueil étaient immenses et ils s'en prirent aux dieux. Zeus trouva un moyen de les affaiblir sans les tuer, ne voulant pas anéantir la race comme il avait pu le faire avec les Titans : il les coupa en deux. Il demanda ensuite à Apollon de retourner leur visage et de coudre le ventre et le nombril du côté de la coupure.
Mais chaque morceau, regrettant sa moitié, tentait de s'unir à elle : ils s'enlaçaient en désirant se confondre et mouraient de faim et d'inaction. Zeus décida donc de déplacer les organes sexuels à l'avant du corps. Ainsi, alors que les humains surgissaient auparavant de la terre, un engendrement mutuel fut possible par l'accouplement d'un homme et d'une femme. Alors, les hommes qui aimaient les femmes et les femmes qui aiment les hommes (moitiés d'androgynes) permettraient la perpétuité de la race; et les hommes qui aiment les hommes (moitiés d'un mâle), plutôt que d'accoucher de la vie, accoucheraient de l'esprit. Ces derniers sont selon Aristophane les êtres les plus accomplis, étant purement masculins.
L'implantation de l'amour dans l'être humain est donc ancienne. C'est l'amour de deux êtres qui tentent de n'en faire qu'un pour guérir la nature humaine : nous sommes la moitié d'un être humain, et nous cherchons sans cesse notre moitié, de l'autre sexe ou du même sexe que nous.
Quand nous rencontrons notre moitié, nous sommes frappés d'un sentiment d'affection et d'amour : nous refusons alors d'en être séparés. Qu'attendent-ils donc, ceux qui passent leur vie ensemble ? Ce n'est certes pas la jouissance sexuelle. C'est quelque chose que souhaite l'âme, qu'elle ne saurait exprimer ; et pourtant elle le devine : ce qu'elle souhaite, c'est se fondre le plus possible dans l'autre pour former un même être. C'est cela que nous souhaitons tous, nous transformer en un être unique. Personne ne le refuserait, car personne ne souhaite autre chose.
Le nom d'amour est donc donné à ce souhait de retrouver notre totalité, et Éros est notre guide pour découvrir les bien-aimés qui nous conviennent véritablement. Le bonheur de l'espèce humaine, c'est de retourner à son ancienne nature grâce à l'amour, c'est là notre état le meilleur. Éros nous sert en nous menant vers ce qui nous est apparenté, il soulève en nous l'espoir de rétablir notre nature et de nous donner la félicité et le bonheur.
» 

 

*Râmakrishna, né Gadadhar Chattopadhyaya (1836-1886), est un prete hindouiste. Il est également l'auteur de : « N'acceptez rien parce que je vous l'ai dit. Éprouvez tout par vous-même. »

Tableau : La Naissance de Vénus est un tableau de Sandro Botticelli, peint vers 1485 et conservé aux Offices de Florence.

Vénus sort des eaux debout dans la conque d'un coquillage (coquille Saint-Jacques) géant. Elle est entourée à gauche d'un groupe de deux divinités des vents (Zéphyr et Aura[1]). Du ciel tombent doucement des roses, dont la naissance aurait coïncidé avec celle de Vénus selon une légende antique. À sa gauche, elle est reçue par un personnage féminin (Heure, fille de Zeus et divinité du printemps) tentant, malgré le vent, de la couvrir d'un voile rouge parsemé de motifs floraux, pour cacher une nudité déjà bien dissimulée par la déesse elle-même. La mer dont on aperçoit peu l'horizon (pouvant rappeler la mer dans laquelle les organes génitaux de son père Ouranos sont tombés, mutilés par son fils Cronos) est prolongée par un paysage de côtes qui se profile derrière Heure, et un bois de plusieurs arbres stylisés (tronc rectilignes) à feuilles assez grandes (type du magnolia) à l'extrême droite du tableau. L'ambiance générale de la scène est calme comme la mer qui supporte le coquillage, avec seulement quelques ondelettes elles-aussi stylisées et régulièrement espacées surmontées de l'écume (aphros) donnant naissance à la déesse.

Virginie Maillard

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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 17:16

homme_femme.jpgLa journée de la femme... plutôt la journée de la connerie !

Alors comme chaque année, le 8 mars, les médias ressortent en force la thématique : l'égalité homme/femme.
Bon tout ça c'est très bien mais n'est-ce pas un peu hypocrite ? Franchement, cette journée dédiée à la femme une fois par an c'est ridicule, dégradant et inadmissible ! Sur 364 jours dans l'année, une seule nous est consacrée ? Génial ! Le reste des 363 jours on retourne bien sagement devant notre fourneau, à éléver correctement nos petits et à attendre bien sagement notre mari... comme nous le montre tous les jours les pubs à la télévision !


Non ce 8 mars, quel honneur. Nous avons le droit à du respect. Pas de blague machiste du genre : "Ma gonsesse je l'aime quand elle a la bouche pleine, au moins à ce moment-là elle ne parle pas et me fait pas chier... bien au contraire elle me fait du bien." Pas de lynchage de la part de son mari ou copain. Les collègues sont supers cools. Bref, c'est la belle vie. De quoi on se plaint. Après tout, il n'existe pas de journée de l'homme ? Ah si j'oubliais, c'est tous les jours sauf le 8 mars !

Je suis une fervante défenseuse de l'égalité des droits. Cette journée n'apporte rien.

Que souhaite une femme moderne aujourd'hui ?

- Un travail dans lequel elle s'épanouie.

- Un compagnon avec qui elle peut construire une famille.

- Des moments à elle pour ses loisirs et ses soirées potes.

- Une paie suffisante pour ne pas être dépendante.

Je pourrais continuer à énumérer des tirets de ce genre sur des pages entières... La seule chose qu'une femme moderne souhaite ce n'est pas de devenir un mec, non... C'est simplement que ses droits soient égaux.

La nature a créé deux humains différents : l'homme et la femme. Si on se réfère aux strictes lois de la nature : l'homme et la femme sont parfaitement complémentaires. Pour créer la vie, reproduire l'espèce, il faut obligatoirement un mâle et une femelle.

Pourquoi ne sommes-nous pas capables d'appliquer cette complémentarité dans la vie civile ? C'est grisant...


A lire : L'Express : Libération de la femme : encore un effort...

Le Nouvel Obs : Où en sont les inégalités entre les sexes ?

Virginie Maillard

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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 12:19

 

carjacking-button.jpgL'intrus reste à tout prix dans la voiture

 

La soirée était plutôt sympa... Un repas entre copines. Une visite chez des copains dans le 18ème arrondissement de Paris. Un Time Zup en fin de soirée histoire de balancer plein de conneries en peu de temps, bref un samedi soir sympa.

Une heure du mat'. Nous sommes tous au ralentie, la fatigue envahie les convives qui ont tous une envie, rejoindre leur lit douillet. C'est l'heure de rentrer. La rue du Ruisseau est calme. Une seule obsession à ce moment-là, vais-je retrouver ma voiture garée dans un virage sur un passage clouté. La température est si basse dans les rues de la Capitale que ma serrure est gelée et bien sur je n'ai pas de briquet sur moi pour ouvrir la porte. Tant pis, sous le regard amusé de mon amie, je passe par la porte côté passager pour prendre enfin le volant. Avec humour, nous nous regardons : "Bon c'est pas le moment d'avoir un accident, parce que là je ne pourrai pas sortir de la voiture !"

Me voilà en train de chercher le périph'. Je fais un petit tour de pâté de maison et j'arrive sur un axe principal. Au feu rouge, j'avance de 20 mètres et bien sur je cherche toujours le périph' : "Bon c'est à gauche ou à droite ?" Je tourne la tête à gauche et en un quart de seconde, j'entends ma copine hurler...

Je me retourne et là je comprends rien : Un homme vient de se jeter sur elle en hurlant : "Démarre, démarre ! Ils me suivent, ils me suivent..." La scène est saisissante. Pour le destabiliser, j'essaie d'accélérer un grand coup et je freine.  Pendant ce temps ma copine ouvre la porte et essaie de le jeter hors de la voiture... Impossible. Le mec rattrape la portière et la ferme.

Là me voilà prisonnière de la voiture. Ma porte ne s'ouvre pas et ma copine est complètement écrasée par ce type très grand, en transe... Je décide de me mettre en plein milieu du carrefour pour demander de l'aide. Je hurle sans cesse en le tenant et en veillant à ce qu'il ne fasse pas de mal à mon amie,  bloquée sous le poids et la masse de cet inconnu. Je hurle : "Dégage, sort de la voiture, non tu descends, tu dégages..."

Au milieu du carrefour, enfermée dans la voiture, je klaxonne pour appeler à l'aide.  L'homme dans son action a cassé le loquet de la portière, nous voilà toutes les deux emprisonnées avec ce type dans la voiture ! Je lui donne des coups... En vain, mes poings ne font que carresser sa carcasse.

Je regarde les passants arrêtés, coincés dans le bouchon que j'ai volontairement créé pour qu'on nous aide. Ils ne comprennent pas tout de suite ce qui se déroule dans la voiture... Je hurle et je fais des gestes pour qu'on vienne nous aider. Enfin, les mecs comprennent. Ils courent à notre secours. Ils essaient de casser la vitre pour nous sortir de cette prison. Rien à faire... J'arrive à ouvrir la fenêtre de la porte passagère après un combat avec cet horrible inconnu qui nous séquestre à l'intérieur de la voiture. Deux types courageux choppent ce petit con par les pieds et l'extrait de la voiture. Ma copine respire enfin... Elle pleure. Je tremble. Le type se prend une rouste par nos sauveurs...

Nous sommes sous le choc, impossible de bouger. Les gens viennent nous soutenir, nous demander si nous avons quelque chose. Avec ma copine, on se regarde. Nous n'avons rien. Seul un de mes ongles est ensanglanté dans la bataille de l'ouverture de la fenêtre. Nous reprenons nos esprits... C'est fini. Direction maintenant le commissariat pour aller porter plainte. Après avoir fait le tour du périph' nous voilà enfin arrivés chez les policiers. 

Là encore, en racontant le récit aux policiers, il semble des plus incongrus... On  leur raconte la scène : "Un type défoncé est entré dans la voiture. Il ne voulait plus sortir. Il ne nous a rien fait, rien volé. Il nous a seulement fait très peur..."

Ce carjacking a duré 2 minutes au maximum. 2 minutes qui auraient pu nous être fatales si ce type était armé. 2 minutes qui auraient pu nous coûter la vie parce que nous n'avons pas pris la précaution de fermer notre portière. 2 minutes qui sont terribles à vivre lorsque vous êtes prisonnière du véhicule. Enfin, 2 minutes que je me souviendrai toute ma vie et qui me rappelleront que si j'avais vécu un vrai carjacking violant, je n'aurai jamais pu le raconter avec autant d'humour... 

La moralité de cette histoire : N'oubliez jamais de fermer vos portes. Parce que ça peut arriver à tout le monde, même à moi qui ai passé presque 10 ans à rouler les portières ouvertes sans incident !

Virginie Maillard

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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 11:31
arte-logo.png Le journalisme va mal !

Presse écrite, radio, télévision et maintenant Internet, les médias quelqu'ils soient sont en pleine mutations. Toute la profession en est consciente mais comment fait-on pour pallier à cette crise ?

Mardi 9 février, ARTE diffuse un reportage où les plus grands ténors du journalisme se sont donnés rendez-vous. D’Arlette Chabot (France 2) à David Pujadas (France 2) en passant par Edwy Plenel (Mediapart), Éric Fottorino (Le Monde), Franz-Olivier Giesbert, (Le Point) Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Philippe Val (Charlie Hebdo) et Axel Ganz, (Patron de presse) chacun pousse un coup de gueule face caméra.

Dictature de l’émotion, confusion entre information et divertissement, manque de moyens, nouveaux défis imposés par le Web,… : ils dénoncent les excès et s’inquiètent d’un journalisme qui va mal, mettant en danger la démocratie. À l’heure de l’info disponible à tout moment, du bruit médiatique, du people, de la presse gratuite, de la victimisation, ils disent ce qu’ils ont sur le cœur et reconnaissent aussi leurs erreurs.

Ce petit discours venant de grands ténors est bien beau, mais si eux ne peuvent pas agir, qui pourra le faire ? Ca fait des années que le discours est le même : "Il faut revenir aux fondamentaux !" OK. En tant que jeune journaliste, j'essaie toujours de ne pas confondre les faits avec mes sentiments, les discours avec les idées reçues. Je trie, je hiérarchise ce qu'on me dit et surtout, je vérifie. Mais lorsque vous avez votre rédacteur en chef ou bien votre patron, qui pourrait être l'un de ces huit journalistes en colère, qui vous dit : "Attend, ton idée de faire un reportage sur ce sujet, elle est bien, mais elle ne fait pas vendre. Ce n'est pas avec ça qu'on va faire de l'audimat ! Tu veux pas fouiller un peu et trouver quelque chose de plus  choc ? "

Est-ce vraiment de leur faute ? Oui et non. Ils ont surement leur conviction, leur envie de changer mais si seulement un journal, une radio ou bien une chaine de télévision change et les autres continuent dans la même lignée, c'est le courageux qui coulera...

Le changement doit venir de toute la profession, de tous les journalistes. Chacun d'entre nous doit dire non. Doit se mettre, malgré le peu de temps ou le peu de moyen, à vérfier, analyser les infos ainsi que les paroles que l'on nous donne.

Journalistes, si nous voulons exercer notre métier dans les plus strictes règles : regroupons-nous pour enfin réintéresser nos lecteurs, spectateurs, auditeurs et internautes.


Documentaire sur Arte : Huit journalistes en colère.

Documentaire de Denis Jeambar, François Bordes et Stanislas Kraland
Coproduction : ARTE France, Doc en stock (France, 2009, 26mn)

Virginie Maillard

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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 13:25
burqa.jpg0,0025 % de la population en burqa.


Allons enfants de la Patrie, débattons sur la burqa... Le début de l'année est placé sous le signe non pas de Jupiter ou de Saturne mais plutôt de l'identité nationale ! Cette expression tant employée par la Gauche et par la Droite. Les régionales ne sont pas loin, alors touchons les compatriotes là où c'est sensible !


Selon les chiffres du Ministère, on recense 1 500 femmes vêtues d'une burqa. En pourcentage c'est  : 0,0025 % de la population. Osons le dire, c'est minoritaire ! Est-ce que le phénomène se développe ? Personne n'est capable d'avancer de vraies preuves.


Evidemment, en tant que femme, citoyenne et laïque je ne peux pas accepter la burqa dans notre République. Ce vêtement représente, à mes yeux, un manque de liberté pour la femme.


Mais il y a plusieurs points que j'aimerai comprendre :

- Pourquoi ces femmes portent-elles la burqa ?


- Pourquoi en Iran, les femmes se révoltent au péril de leur vie pour enlever la burqa ? (Lire l'article de Elle : En première ligne pour leur liberté : Le courage des Iraniennes, 8 janvier 2010.)

 

- Pourquoi se déplacent-elles sur les plateaux télés vêtues d'une burqa alors que le sujet  est  déjà stigmatisé (voir émission Salut les terriens du samedi 8 janvier 2009) ?


Tant de questions banales qui me font penser que le débat se porte plutôt sur un malaise qui grandit chez cette population.


En 2010, le racisme a encore franchi un cap... En Italie par exemple on renvoie chez soi les roumains et les africains "qui ont pris le travail des italiens", selon une italienne interviewée par un journaliste du JT de France 2 (JT du 10 janvier 2010). Ouvertement, les habitants d'une petite ville crient au racisme à visage découvert devant une caméra. "Je n'étais pas raciste, j'y suis devenue", ajoute-t-elle. Le débat de l'identité nationale est aussi très présent en Italie.


En France, la même scène est réalisable.


Le racisme augmente en Europe, aux Etats-Unis,... Pourquoi ? La burqa et l'extrémisme  touchent  une minorité !


Dans notre France des années 39/40, a-t-on oublié qu'une minorité de Français étaient des informateurs, dénonciateurs pour les Allemands ? Est-ce que nous aimerions avoir cette image de collabo à cause d'une minorité d'abrutis ? NON !


En Allemagne, est-ce que les citoyens sont tous des nazis ? NON. Seule une minorité existe encore !


Est-ce qu'il faut une loi pour légiférer sur la burqa ? Peut-être... Mais avant de pondre une loi, essayons de comprendre et d'analyser ce phénomène !


Virginie Maillard

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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 18:24
greve-gare-nord-sncf_365.jpg

Est-elle justifiée ?

Déjà huit jours que la grève dans le RER A se poursuit. Huit jours que les usagers se massent sur les quais de la gare pour, peut-être, attraper une rame. Alors, ici et là dans les médias on entend les grévistes crier haut et fort : "Vous savez la grève c'est aussi dure pour les usagers que pour nous !".

Ce sont eux qui attendent parfois jusqu'à 20 minutes sur un quai de gare où la température ne dépasse pas les 0°C et surtout où le vent est leur principal compagnon ? Est-ce eux qui mettent une heure supplémentaire pour se rendre à un rendez-vous d'affaire ? Est-ce eux qui arrivent à leur rendez-vous d'affaire en retard. Ont-ils seulement l'idée de ce qu'est un business en pleine crise ? Ont-ils seulement réfléchi aux conséquences de leur grève ?
Leurs revendications sont claires : ils veulent une prime mensuelle de 120 euros variable de 30 euros. Et ils se plaignent de leurs conditions de travail qui s'endurcissent et deviennent de plus en plus difficiles...

Ont-ils pensé, au-delà de leur propre nombril, que les milliers d'usagers qui utilisent les transports en commun n'ont pas de prime ! Et ceux-là même, ne peuvent pas faire grève sinon c'est la porte ! Ils ne peuvent même pas se permettre d'arriver en retard au travail sous peine d'être pénalisés... Oui mes chers grévistes, ce sont eux que vous prenez en otage ! Vous croyez vraiment que le gouvernement ou votre patron sont contrariés par cette grève ?

Vos conditions de  travail se dégradent ? En ce moment, ce sont les cadres qui vous remplacent ! Ce sont eux qui poussent le bouton dans la cabine du RER A. Il est surement vrai que vos conditions de travail sont pénibles... en comparant avec ces milliers de travailleurs qui exercent en ce moment en extérieur, à 0°C  et qui gagnent deux fois moins que vous ! Mais surtout, mes chers grévistes, ces gens-là, ces travailleurs ,ils peuvent du jour au lendemain se faire virer. Qui ne sait pas que dans la fonction publique le poste est à vie ?

Vous n'êtes pas contents de vos conditions de travail ou de votre salaire ? Personne ne vous empêche d'aller voire si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs ! Personne ne vous empêche de créer un statut d'auto-entrepreneur et de faire un petit travail complémentaire pour arrondir vos fins de mois... Vous savez dans la vraie vie des salariés et travailleurs du privé, les conditions de travail sont aux antipodes des vôtres.

En pleine crise, et en pleine période de Noël, vous pénalisez les achats de cadeaux des grandes surfaces comme Les Halls, les Quatres temps, Le Printemps, Les Galeries Lafayette ou Val-d'Europe ! Pensez à regarder au-delà de votre nombril... Au pire, si les ventes sont moindres, il y aura que quelques emplois de suprimés !

Virginie Maillard


Photo :
Gonzalo Fuentes / Reuters, L'Expansion.
Lire aussi : Blog en commun (blog des transports parisiens), L'Express et Europe 1.

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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 14:15
Le tigre s'élance dans la nuit

Qui n'a jamais entendu cette expression : "l'habit ne fait pas le moine !" Susan Boyle est l'incarnation  de cette expression.

Quand elle débarque sur le plateau TV de l'émission britannique « Britain’s Got Talent », les langues des juges et des télespectateurs ne lui laissent aucune chance... Ils se moquent ouvertement et impunément. Il est vrai que Susan Boyle est loin des standards "physique" du show-biz... Alors il est bien évident qu'elle ne sait pas chanter ! Cette écossaise qui débarque de son petit village tel un ovni qui arriverait sur la terre, est moquée davantage quand elle annonce le titre de la chanson qu'elle va interpréter... Comment pourrait-elle y arriver avec son physique ingrat, sa naïveté, sa bonne humeur,  et surtout son age... 47 ans !Une bimbo muette aurait plus de chance...

La musique commence. Les sourires de mépris aussi... Mais à la première note, c'est la stupéfaction ! Toutes les mauvaises langues se tuent pour écouter ce timbre de voix exceptionnel. Susan Boyle a gagné le respect de millions de personnes.

Le moine peut être un meurtrier sanguinaire tel un Jack l'Eventreur. Et le monstre, quant à lui, peut être le plus beau des êtres par sa personnalité et son talent. Mais ça, on l'oublie souvent.

Le 23 novembre prochain, Susan Boyle sortira son premier album sous la houlette d’une des plus grandes maisons de disques, à savoir Sony Music Entertainment. Et le site Amazon a révélé que l’album de Susan Boyle « I Dreamed a Dream » avait déjà battu un record en termes de pré commande. Et ce, partout dans le monde. Belle revanche ?

Hier soir au Grand Journal de Canal +, Susan Boyle est venue présenter son bébé, « I dreamed a dream ». D'une grande humilité, elle a simplement dit que "ça me fait plaisir de voir ses millions de gens m'aimer. J'ai juste envie de leur donner du plaisir en m'écoutant."

 Son album, très personnel, est un condensé de reprises des plus grands artistes de la part de Susan Boyle, notamment « Wild Horses » des Rolling Stones et « You’ll see » de Madonna.

Le tigre est lancé dans la nuit... Bonne route et merci pour cette leçon d'humanité qui nous rappelle que nous avons tous un talent caché !


Virginie Maillard

La demi-finale

 
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 09:40
Venez badauds répondre à l'appel de Dieu !


© RF / Jean-Louis Dell'Oro

Des milliers de personnes se sont massées près de la Tour Eiffel, une photographie fréquente pour un samedi 14 novembre ! Oui mais cette fois-ci, la foule n'avait pas la tête en l'air et la bouche grande ouverte. Leur passeport était bien français et leur attention complètement indifférente pour la Dame de fer !

Quelques minutes avant le départ, les organisateurs décident de stopper l'opération marketing ! Pour justifier cette réaction, Stéphane Boukris, responsable de la distribution, se justifie sur France Info : "On ne pouvait pas prévoir qu'il y aurait tellement de monde". Il poursuit en ajoutant : "Je ne peux pas être content que ça se soit passé comme prévu. On essaie d'aller plus loin, de faire de grandes choses, ça implique des responsabilités, des risques et c'est pour ça qu'on a voulu en prendre aucun aujourd'hui en annulant la manifestation." (Le Monde, édition du 14/11/2009)

 

Ce fiasco - qui a donné lieu à quelques incidents et une dizaine d'interpellations - n'était-il pas prévisible ? Les 50 vigiles prévus, après décompte, ils ne sont qu'une dizaine. Les hôtesses qui  distribuent l'argent, une dizaine aussi.  Quant aux bourses de billets, elles sont stockées, selon les organisateurs, dans de simples cartons fermés au gros scotch et convoyés dans une camionnette de location. Le chargement a dû quitter Paris sous escorte policière. Pendant ce temps-là, place Joffre, l'impatience a laissé place à la colère d'avoir été berné. Etonnant ? (Le Parisien, édition du 14/11/2009)

 

 

(Reportage : Florent Pecchio / Durée : 2'56 / Libération)

 

(Le lâcher d'argent part en "cacahuètes" par LCI)

 


Vendre du rêve...

En pleine crise économique, avec près de 470 000 demandeurs d'emplois (chiffres Insee, août 2009) juste en Ile-de-France, il est évident que la Place Joffre serait bondée !

La France connait un réel ralentissement économique. Les entreprises n'investissent pas. La destruction des emplois est massive. Les embauches se font au compte-goutte. Les radiés à Pôle emploi ne cessent d'augmenter. La pauvreté croît...

En regroupant tous ces éléments qui ne cessent de faire la Une de nos journaux télé et papier, les organisateurs ne pensaient pas qu'il y aurait autant de monde ? Dans quel monde vivent-ils ? Ils ne regardent jamais la télévision ? Ils n'écoutent jamais la radio ? Ils ne lisent que rarement la presse ? Et Internet, en tant que société en ligne, ils ne lisent pas ? Baliverne !


Autre élément révoltant, l'organisateur affirme vouloir "faire de grandes choses". Distribuer 100 000 € dans la rue pour éviter de les investir dans une campagne publicitaire, c'est faire de grandes choses ! Des milliers de gens ne mangent pas à leur faim tous les jours, juste en bas de chez eux, en France, et ils distribuent 100 000 € dans le vent. Comment peut-on en arriver à cette situation cocasse ?


Monsieur l'organisateur, si vous aviez d'autres ambitions que vénales n'auriez-vous pas distribué cet argent autrement ? Vous auriez pu lancer une campagne de communication dans laquelle vous auriez donné ce fond à une association, à un organisme,...


Vous vous prenez pour Dieu en lançant des petites bourses dans l'air aux badauds désespérés qui rêvent d'avoir un billet de 500 € pour boucler leur fin de mois ou acheter le cadeau tant rêvé à leur enfant qui le réclame depuis des semaines ? Ce comportement est pitoyable et ridicule. Je n'aimerai pas avoir votre reflet dans mon miroir. Je n'aimerai pas avoir vos pensées. Vraiment je n'aimerai pas être vous... Je n'aurai jamais vos petites bourses, certes, mais j'ai quelque chose de plus inestimable : le respect de mes pairs.


Vous avez tout de même réussi une chose : un beau buzz sur votre site Internet et sûrement de nouveaux clients. Il est vrai qu'un bas de page dans un journal ne vous aurait pas appporté autant de notoriété... Mentir plus, pour gagner plus, la devise des publicitaires !


Virginie Maillard


Jeudi 26 novembre, Le Secours Populaire a annoncé via un communiqué de presse avoir reçu les 100 000 euros. Cette somme devait être distribuée dans des petites bourses aux passants. "Tout cet argent sera consacré entièrement à aider les Pères Noël verts,dans leurs tournées pour apporter joie et réconfort, d'autant plus que le nombre des oubliés de Noël risque d'être bien plus important que les années précédentes", écrit l'organisation caritative.

 

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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /2008 11:45
Extrait d'une correspondance avec mon amie Alexandra
Une soirée sur le tatami


Avec peine, je lache mon thriller, je sors de mon canapé et je consulte mon agenda rouge. 18 H 30, Aïkido à Porte de Vincennes. Ah oui, c'est vrai, ma professeur d'atelier d'écriture m'a donné une invitation pour assister à un cours gratuit dans la semaine. Oh...  j'ai pas envie. 


17 H 30, Florence Foresti immerge mon esprit. "Oh j'ai le temps d'y réfléchir... sachant que pour aller au métro, j'ai 20 minutes de marche puis trois stations soit à peine 5 minutes. Enfin, du métro au Dojo, je dirai encore 5 minutes de marche. Le cours commence à 18 H 30 pile. Une fois sur place, je me présente, discute et enfile un kimono,... Je suis large encore !"

17 H 45. "Allez Virginie, bouge tes fesses et soit curieuse. N'est-ce pas ta première qualité ? En plus c'est gratuit ! Tu n'as aucune excuse !"

17 H 50, je dévale l'escalier de mon immeuble avec mon sac à main pour arriver à l'heure.
Sur le chemin pour rejoindre le métro, c'est la galère. J'étais pas si large... Bon après une montée d'adrénaline, j'accélère le pas !

18 H 18. J'y suis. A première vue, les lieux sont surprenants. Le quartier, le 20e arrondissement, est calme. La nuit vient de tomber. Il fait froid. Je remonte le col de mon cardigan noir. Certains fumeurs récalcitrants, cigarette dans leur main bleue tremblante, siègent devant le petit troquet du quartier, juste à côté de l'entrée du Dojo.
Les locaux ont l'air vétustes et sommaires vu de
l'extérieur. La porte d'entrée, en ferraille, grince. Personne dans la petite cour qui se dévoile. Je ne suis pas rassurée. Je la traverse  et je grimpe deux étages d'escaliers en... béton brut.

J'entrouve discrètement la dernière porte en ferraille et je pénètre dans une pièce où pullule une petite dizaine de personnes en chaussette. Un jeune homme, où le visage est parsemé de quelque résistant de la guerre d'adolescence, m'accueille chaleureusement. Il m'invite à retirer mes chaussures. Ouf ! J'avais prévu le coup, j'ai veillé à mettre avant de partir des chaussettes sans trou.
Il m'explique alors le déroulement et m'indique le vestiaire pour enfiler un kimono. Une étape qui va s'avérer extrêmement inconfortable.

La cérémonie


Une femme, âgée d'une cinquantaine d'années, chaleureuse, m'accueille et me prête un kimono. A peine dix personnes, de toutes générations, gesticulent dans le vestiaire. Le moment terrible : moi grande pudique, je dois me déshabiller devant ces inconnues. Déjà devant mes TRES proches amiEs j'ai de grandes difficultés alors là...
Je ne peux pas leur demander de sortir ni de se retourner... pas non plus de petit coin discret. Aller comme en 40 ! De toute façon elles sont toutes seins nus et cul à l'air devant moi ! Ardue le vie en communauté. Je m'exécute. Du coin de l'oeil, j'observe. Personne ne me regarde. Je commence à me sentir bien. Une seconde dame, aussi chaleureuse que la première, m'aide à enfiler le kimono et à bien serrer ma ceinture.

La séance commence dans une grande salle aux murs blancs et au sol recouvert d'un tapis mou beige, le tatami. C'est très agréable au contact de mes pieds nus vernis d'un léger mauve. Cinq petites fenêtres projetent la lumière, et au milieu de la pièce, un grand panneau vertical représentant la calligraphie du Dojo Tenshin, le portrait du fondateur. Tous les élèves sont assis en seïza et en rangé de deux lignes parallèles, les uns derrière les autres. Juste en face, l'instructeur. (Pour en savoir plus : code de conduite, salle d'entrainement).

Le silence est le maître en ce début de cérémonie. Seuls les souffles des pratiquants résonnent dans cette grande pièce rectangulaire. On salut. On forme des mouvements. Et je suis perdue. C'est étrange comme pratique. Bizarre. Je ne comprends pas tout.
Après quelques minutes, l'instructeur entreprend un bref discours pour expliquer aux novices curieux. "Rassurez-vous, c'est normal d'être perdu." Je souffle de soulagement en grimaçant.

On s'échauffe le corps dans le silence, seul le souffle résonne encore une fois. D'un coup tout le monde se lève. Panique. Je me retrouve entourée de gens en kimono debout qui commencent à courir sur le tatami. J'exécute dans le surprise. Après six tours, on se rassoit tous en ligne face à l'instructeur. J'ai le cœur qui bat la chamade.
"Bon, je vais constituer les binômes", décide l'instructeur. On me met avec Ana, une russe et une initiée. En me parlant, son accent l'a trahie. Durant trois quart d'heure nous allons pratiquer différentes figures d'Aïkido. Pas facile quand on n'a pas la technique.

Une découverte fructueuse

Après cette séance de découverte, sans même m'en rendre compte, j'ai vaincu plusieurs de mes petits diables.
Déjà, j'ai dû accepter qu'une inconnue m'approche à moins de cinq centimètres. J'ai beaucoup de mal avec le contact physique. Puis, il a fallu que je me plis à des règles ou plutôt des techniques pour être en harmonie avec ma partenaire. Aucune de nous deux ne doit dominer l'une ou l'autre, simplement s'harmoniser, se guider. Ce n'est pas évident. Dans l'idéal, avec un peu de pratique, seul le souffle oriente nos gestes. C'est une belle communion des corps.

L'Aïkido enseigné dans ce Dojo est basé sur la respiration. Le but n'est pas la compétition. C'est l'Aïkido traditionnel. Même si ce n'est pas violent, c'est un peu physique quand même ! Vraiment, je ne regrette pas d'avoir essayé, j'ai adoré.

Et comme j'aime terminer mes soirées sur une pincée de folie, j'ai chevauché un Vélib', beaucoup plus amusant de zigzaguer sur le trottoir que dans les couloirs du métro !

Virginie Maillard
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Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /2008 19:03
Alice a changé ma vie de téléspectatrice…

Déjà quatre mois que ma vie est morose. Triste je le suis. Surtout quand je vois mon reflet dans cet écran noir, placé dans mon salon. Ma télé est morte. Ou plutôt mon décodeur télé Alice qui n'a pas supporté le passage à l'an 2008. Pourtant le bug ce n'était pas en 2000 qu'il était annoncé ? Paco Rabanne ce serait trompé de huit ans ?

Alice, une grande blonde qui est en rupture de stock. A chaque coup de fil à la hotline, on me répond : « soyez patiente Madame. » Alors bien sûr j'ai demandé un geste commercial, on me rétorque : « la télé est un service gratuit Madame, on ne fait pas de geste commercial. Soyez patiente Madame, on vous l'envoie dès que possible. » Quatre mois que je suis patiente...

Alors pour me remémorer cette "Grande époque" télé, je me console dans les livres comme le dernier de David Abiker, Les contes de la télé ordinaire, pertinent et drôle.

C'est plus difficile pour se concentrer. Il a fallu entre temps que j'apprenne à lire. C'est vrai, la télé c'est moins fatiguant. On se pose dans son canapé, on fixe l'écran, on débranche ses neurones et on regarde. C'est un exercice qui peut quand même s'avérer difficile. Il faut parfois lutter contre le sommeil ou l'ennuie... nonnnnn, on ne s'ennuie jamais devant la télé.

Je me souviens de cette "belle époque" où je pouvais zapper parmi mes centaines de chaînes offertes par Alice. J'avais un choix varié et si culturel. Si, si, n'en doutez pas !

Next sur Virgin 17 (ancienne Europe 2 TV) m'apprenait à draguer à l'américaine. Premiers baisers sur AB1 me replongeait dans ma pré-adolescance et me confortait dans l'idée qu'avec l'âge on évolue. C'est vrai, à 12 ans j'avais le cerveau d'un Néandertale, à 25 ans j'ai celui d'une femme moderne « made in » 2000. On ne se rend pas toujours compte de l'évolution rapide de la femme ces dernières années.

Vraiment, quelle tristesse de ne plus pouvoir regarder mes émissions préférées. Alice a changé ma vie de téléspectatrice. Désormais, le choix des chaînes est restreint, TF1, France 2, France 3, Canal + en clair et M6. Je zappe beaucoup moins. Je suis donc plus attentive à ces chaînes si culturelles, surtout TF1 et M6. C'est vrai, pauvre petite bourgeoise que je suis qui s'offrait le luxe de regarder les infos sur Itélé, BFM, la Chaîne parlementaire et les nombreuses émissions et débats sur France 5. Le JT de TF1 est beaucoup plus riche...

Mais tout de même, cette "Grande époque" me manque terriblement. J'ai craqué. Les livres étaient trop durs à lire. Ma vie sentimentale est en déroute, je devais me reconnecter sur Virgin 17. Et je ne dois absolument pas manquer l'amie de mon enfance, Dorothée sur IDF1.

Je suis allée chez la concurrence. Plus que 27 jours (au 28/03) m'indique le compteur de Neuf.fr pour que France Télécom me raccorde. Etre patiente, encore...

Dans 27 jours, la délivrance je retrouve ma télé, mes 100 chaînes et mon canapé.

La morale de mon billet : la télé il faut la regarder, la critiquer et l'éteindre. Zappez sur les 100 chaînes vous serez surpris de la qualité de certaine peu attractive en apparence et pourtant si intéressante !

Et comme dirait Franz-Olivier Giesbert sur France 5 dans son émission Chez F.O.G : « Il vaut mieux lire un livre que regarder la télévision. » Vendu pour moi !


Virginie Maillard
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