Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 12:19

 

carjacking-button.jpgL'intrus reste à tout prix dans la voiture

 

La soirée était plutôt sympa... Un repas entre copines. Une visite chez des copains dans le 18ème arrondissement de Paris. Un Time Zup en fin de soirée histoire de balancer plein de conneries en peu de temps, bref un samedi soir sympa.

Une heure du mat'. Nous sommes tous au ralentie, la fatigue envahie les convives qui ont tous une envie, rejoindre leur lit douillet. C'est l'heure de rentrer. La rue du Ruisseau est calme. Une seule obsession à ce moment-là, vais-je retrouver ma voiture garée dans un virage sur un passage clouté. La température est si basse dans les rues de la Capitale que ma serrure est gelée et bien sur je n'ai pas de briquet sur moi pour ouvrir la porte. Tant pis, sous le regard amusé de mon amie, je passe par la porte côté passager pour prendre enfin le volant. Avec humour, nous nous regardons : "Bon c'est pas le moment d'avoir un accident, parce que là je ne pourrai pas sortir de la voiture !"

Me voilà en train de chercher le périph'. Je fais un petit tour de pâté de maison et j'arrive sur un axe principal. Au feu rouge, j'avance de 20 mètres et bien sur je cherche toujours le périph' : "Bon c'est à gauche ou à droite ?" Je tourne la tête à gauche et en un quart de seconde, j'entends ma copine hurler...

Je me retourne et là je comprends rien : Un homme vient de se jeter sur elle en hurlant : "Démarre, démarre ! Ils me suivent, ils me suivent..." La scène est saisissante. Pour le destabiliser, j'essaie d'accélérer un grand coup et je freine.  Pendant ce temps ma copine ouvre la porte et essaie de le jeter hors de la voiture... Impossible. Le mec rattrape la portière et la ferme.

Là me voilà prisonnière de la voiture. Ma porte ne s'ouvre pas et ma copine est complètement écrasée par ce type très grand, en transe... Je décide de me mettre en plein milieu du carrefour pour demander de l'aide. Je hurle sans cesse en le tenant et en veillant à ce qu'il ne fasse pas de mal à mon amie,  bloquée sous le poids et la masse de cet inconnu. Je hurle : "Dégage, sort de la voiture, non tu descends, tu dégages..."

Au milieu du carrefour, enfermée dans la voiture, je klaxonne pour appeler à l'aide.  L'homme dans son action a cassé le loquet de la portière, nous voilà toutes les deux emprisonnées avec ce type dans la voiture ! Je lui donne des coups... En vain, mes poings ne font que carresser sa carcasse.

Je regarde les passants arrêtés, coincés dans le bouchon que j'ai volontairement créé pour qu'on nous aide. Ils ne comprennent pas tout de suite ce qui se déroule dans la voiture... Je hurle et je fais des gestes pour qu'on vienne nous aider. Enfin, les mecs comprennent. Ils courent à notre secours. Ils essaient de casser la vitre pour nous sortir de cette prison. Rien à faire... J'arrive à ouvrir la fenêtre de la porte passagère après un combat avec cet horrible inconnu qui nous séquestre à l'intérieur de la voiture. Deux types courageux choppent ce petit con par les pieds et l'extrait de la voiture. Ma copine respire enfin... Elle pleure. Je tremble. Le type se prend une rouste par nos sauveurs...

Nous sommes sous le choc, impossible de bouger. Les gens viennent nous soutenir, nous demander si nous avons quelque chose. Avec ma copine, on se regarde. Nous n'avons rien. Seul un de mes ongles est ensanglanté dans la bataille de l'ouverture de la fenêtre. Nous reprenons nos esprits... C'est fini. Direction maintenant le commissariat pour aller porter plainte. Après avoir fait le tour du périph' nous voilà enfin arrivés chez les policiers. 

Là encore, en racontant le récit aux policiers, il semble des plus incongrus... On  leur raconte la scène : "Un type défoncé est entré dans la voiture. Il ne voulait plus sortir. Il ne nous a rien fait, rien volé. Il nous a seulement fait très peur..."

Ce carjacking a duré 2 minutes au maximum. 2 minutes qui auraient pu nous être fatales si ce type était armé. 2 minutes qui auraient pu nous coûter la vie parce que nous n'avons pas pris la précaution de fermer notre portière. 2 minutes qui sont terribles à vivre lorsque vous êtes prisonnière du véhicule. Enfin, 2 minutes que je me souviendrai toute ma vie et qui me rappelleront que si j'avais vécu un vrai carjacking violant, je n'aurai jamais pu le raconter avec autant d'humour... 

La moralité de cette histoire : N'oubliez jamais de fermer vos portes. Parce que ça peut arriver à tout le monde, même à moi qui ai passé presque 10 ans à rouler les portières ouvertes sans incident !

Virginie Maillard

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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 11:31
arte-logo.png Le journalisme va mal !

Presse écrite, radio, télévision et maintenant Internet, les médias quelqu'ils soient sont en pleine mutations. Toute la profession en est consciente mais comment fait-on pour pallier à cette crise ?

Mardi 9 février, ARTE diffuse un reportage où les plus grands ténors du journalisme se sont donnés rendez-vous. D’Arlette Chabot (France 2) à David Pujadas (France 2) en passant par Edwy Plenel (Mediapart), Éric Fottorino (Le Monde), Franz-Olivier Giesbert, (Le Point) Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Philippe Val (Charlie Hebdo) et Axel Ganz, (Patron de presse) chacun pousse un coup de gueule face caméra.

Dictature de l’émotion, confusion entre information et divertissement, manque de moyens, nouveaux défis imposés par le Web,… : ils dénoncent les excès et s’inquiètent d’un journalisme qui va mal, mettant en danger la démocratie. À l’heure de l’info disponible à tout moment, du bruit médiatique, du people, de la presse gratuite, de la victimisation, ils disent ce qu’ils ont sur le cœur et reconnaissent aussi leurs erreurs.

Ce petit discours venant de grands ténors est bien beau, mais si eux ne peuvent pas agir, qui pourra le faire ? Ca fait des années que le discours est le même : "Il faut revenir aux fondamentaux !" OK. En tant que jeune journaliste, j'essaie toujours de ne pas confondre les faits avec mes sentiments, les discours avec les idées reçues. Je trie, je hiérarchise ce qu'on me dit et surtout, je vérifie. Mais lorsque vous avez votre rédacteur en chef ou bien votre patron, qui pourrait être l'un de ces huit journalistes en colère, qui vous dit : "Attend, ton idée de faire un reportage sur ce sujet, elle est bien, mais elle ne fait pas vendre. Ce n'est pas avec ça qu'on va faire de l'audimat ! Tu veux pas fouiller un peu et trouver quelque chose de plus  choc ? "

Est-ce vraiment de leur faute ? Oui et non. Ils ont surement leur conviction, leur envie de changer mais si seulement un journal, une radio ou bien une chaine de télévision change et les autres continuent dans la même lignée, c'est le courageux qui coulera...

Le changement doit venir de toute la profession, de tous les journalistes. Chacun d'entre nous doit dire non. Doit se mettre, malgré le peu de temps ou le peu de moyen, à vérfier, analyser les infos ainsi que les paroles que l'on nous donne.

Journalistes, si nous voulons exercer notre métier dans les plus strictes règles : regroupons-nous pour enfin réintéresser nos lecteurs, spectateurs, auditeurs et internautes.


Documentaire sur Arte : Huit journalistes en colère.

Documentaire de Denis Jeambar, François Bordes et Stanislas Kraland
Coproduction : ARTE France, Doc en stock (France, 2009, 26mn)

Virginie Maillard

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 19:00
ALeqM5hjpNOuWSTKT8qtsVC8Z585-QXwnQL'idée germe dans la tête des politiques...

Depuis des années, les associations, avocats et magistrats militent pour réformer la garde à vue. Pourquoi le sujet arrive soudain sur le tapis ? Les chiffres alarmants font enfin leur effet ? Les gardes à vue abusives sont enfin montrées du doigt. Ou encore une goutte d'eau à fait, cette fois-ci, débordée le vase ? En tout cas, une chose est fondée, l'idée de réformer la garde à vue germe dans les têtes des hommes politiques !


ALeqM5gW8ghlLn8t9-tsrGZZTgk6DyxQLwLes policiers ont-ils été trop loin avec trois collégiens de 14 ans ? Retour sur les faits...

afp logo Trois collégiennes de 14 ans sont placées en garde à vue pendant dix heures la semaine dernière dans un commissariat parisien après une bagarre dans leur collège. Les faits remontent au mardi 2 février au soir, à la sortie d'un collège du XXe arrondissement de Paris, lorsqu'une bagarre éclate entre deux garçons. Le garçon, par la suite interpellé, donne des coups, mais "pas les filles, qui ont essayé de séparer les protagonistes", a affirmé la maman d'Anne, une collégienne interpellée chez elle, confirmant ainsi une information de France Info.

Le lendemain, six policiers se rendent au collège et demandent à deux jeunes filles de les suivre. Ils vont ensuite au domicile d'Anne, restée à la maison, car elle est souffrante. Cueillie chez elle à 10 h 30, elle part en jogging, tenue dans laquelle elle dort, avec les policiers. Ceux-ci annoncent aux jeunes filles leur mise en garde à vue. Puis elles sont placées en cellule, leurs lacets ayant été confisqués. Un collégien, qui accompagne les jeunes filles, a aussi été interpellé le mardi 2 février, à 20 heures, et n'a été relâché que le jeudi matin, à 1 heure, après avoir passé plus de 25 heures en garde à vue, a précisé cette mère de famille.

La préfecture de police a annoncé que le préfet de police a demandé à l'Inspection générale des services (IGS, "police des polices") une enquête administrative pour savoir si une faute a été commise par la police. rappelons que selon la loi, un enfant de 13 à 16 ans peut être placé en garde à vue pendant 24 heures si des indices laissent penser qu'il a commis ou tenté de commettre une infraction.


 

afp_logo.gif Ce mardi 9 février, l'AFP vient de sortir une dépêche des plus révélatrices... A droite comme à gauche, une réforme de la garde à vue est réclamée. En voici le contenu :

 

PARIS — Proposition de loi des parlementaires Verts, texte analogue des députés PS, "travail de réflexion" voulu par le patron des députés UMP, Jean-François Copé... à droite comme à gauche, de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer une réforme de la garde à vue.

La polémique sur les conditions de recours aux gardes à vue a rebondi ces derniers jours, en particulier après les protestations, mardi, des parents de trois collégiennes de 14 ans, placées en garde en vue la semaine dernière pour une bagarre à la sortie de leur établissement parisien.

Deux parlementaires Verts, le député Noël Mamère et la sénatrice Alima Boumediene-Thiery, ont dénoncé dans la matinée le caractère "aberrant et honteux" des gardes à vue et présenté une proposition de loi visant à les limiter aux infractions passibles d'une peine d'emprisonnement supérieure à cinq ans. Pour les autres infractions, elles seraient soumises à une autorisation de la justice.

Afin de "rendre le régime français de la garde à vue conforme à la convention européenne des droits de l'Homme", le principe du droit au silence du gardé à vue serait réaffirmé. L'avocat pourrait être présent dès le début de la garde à vue, il aurait accès au dossier pénal et assisterait aux interrogatoires.

Quelques heures plus tard, les députés PS ont eux aussi annoncé un texte similaire, prévoyant que tout gardé à vue "doit immédiatement faire l'objet d'une audition, assistée d'un avocat s'il en fait la demande". Le texte sera débattu le 25 mars lors de leur journée d'initiative parlementaire.

Selon un chiffre confirmé par le gouvernement, le nombre des gardes à vue en France s'est élevé à environ 800.000 en 2009. Un chiffre qui a augmenté de 67% depuis 2002, selon Christophe Caresche (PS). "Il y a aussi les gardes à vue non-officielles, qui seraient 300 à 400.000" par an, ajoute Roland Muzeau (PCF).

"1,6 Français sur 100" est menacé chaque année d'une mise en garde à vue, dénonce le député PS Claude Bartolone pour qui il faut "en finir avec ce scandale français". "Il y a une politique du chiffre qui conduit la police à faire de plus en plus de gardes à vue", renchérit Bruno Le Roux (PS).

A droite aussi, on estime, tel François Sauvadet (NC), qu'il y a "un vrai problème de garde à vue" en France. De son côté, M. Copé a annoncé mardi un "travail de réflexion" au sein du groupe UMP sur la garde à vue, après la révélation de pratiques "pour le moins troublantes".

Il se contente pour l'heure d'évoquer la nécessité d'un "juste équilibre entre les impératifs de sécurité, qui sont absolument indispensables et qui ne doivent en aucun cas empêcher les fonctionnaires de police et de gendarmerie de travailler, et le respect nécessaire des droits de la personne".

Lors d'un débat mardi au Sénat, organisé à l'initiative du groupe RDSE, Michèle Alliot-Marie a réaffirmé son intention de limiter l'usage de la garde à vue "aux nécessités réelles de l'enquête" et d'en améliorer les conditions, dans le cadre de la réforme de la procédure pénale, actuellement à l'étude.

"Il y a trop de gardes à vue", a admis la garde des Sceaux, en promettant que celles-ci seront "proportionnées à la gravité des faits" et ne seront possibles "que quand il s'agit de crimes et délits punis de peines d'emprisonnement".

La Cour européenne des droits de l'Homme a récemment rappelé la nécessité de garantir à toute personne placée en garde à vue le droit d'être assistée à toutes ses auditions dès le début de la privation de liberté.


Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés. Photos + Textes.

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 10:14
menotte.jpg Abus ou nécessité ?

 

Depuis 2002, le nombre de gardes à vue a augmenté de 67 %. Pourtant, les condamanations n'ont pas connu ce même bond ! Alors certain aurait-il état mis en garde à vue pour rien ?

Il y a cet exemple : L’affaire de l’enseignant qui s’est suicidé après avoir été mis en garde à vue après une dénonciation calomnieuse.

Et celui-là, tout aussi révoltant, inquiétant ? Lors de la Nuit blanche à Paris, des personnes majeures qui ont bu trois bières. Elles rentrent chez elles en Vélib’. Certes, ce n'est pas ce qu'il y a de plus malin ! Mais pour un délit des plus mineurs, elles se retrouvent menottées, mises en garde à vue pendant plusieurs heures. N'aurait-on pas pu simplement les convier à rentrer à pieds ?

La folle progression des gardes à vue inutiles devient un moyen de pression humiliant pour les citoyens. Tout le monde peut se retrouver en garde à vue pour outrage à agent de la force publique après une simple contestation mal vécue par un policier irritable. Là, c'est une dérive...


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J'ai eu l'occasion de rencontrer plusieurs personnes qui ont vécu une garde à vue. Seul un témoin m'a expliqué que sa garde à vue s'est bien passée. UN. Comment peut-on en arriver à un chiffre pareil ! Tous les autres m'ont décrit des conditions déplorables, humuliantes, et pour quoi ? Pour en arriver à être relâché et blanchi dans l'affaire ! Beaucoup en resortent traumatisés. Ca aussi on l'oublie !

Alors est-ce la pression du résultat qui pousse les forces de l'ordre à agir ainsi ? La France est le pays des droits de l'homme, pourquoi ne pas se le rappeler ?

Café Crime, l'émission de Jacques Pradel diffusée du lundi au vendredi de 13H30 à 15H sur Europe 1, est revenu sur ce phénomène.

La garde à vue, l'année de la réforme ?

Alors que le nombre de gardes à vue explose, Jacques Pradel reçoit deux avocats et un commissaire : Patrick Klugman, avocat au barreau de Paris, Gilsain Di Caro, avocat au barreau de Paris et fondateur de l’association "Présence de l’Avocat" et Marc Baudet, commissaire divisionnaire à l’IGPN.

Cliquez ici.
Virginie Maillard
A lire aussi : Rue89, L'Express.

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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 13:25
burqa.jpg0,0025 % de la population en burqa.


Allons enfants de la Patrie, débattons sur la burqa... Le début de l'année est placé sous le signe non pas de Jupiter ou de Saturne mais plutôt de l'identité nationale ! Cette expression tant employée par la Gauche et par la Droite. Les régionales ne sont pas loin, alors touchons les compatriotes là où c'est sensible !


Selon les chiffres du Ministère, on recense 1 500 femmes vêtues d'une burqa. En pourcentage c'est  : 0,0025 % de la population. Osons le dire, c'est minoritaire ! Est-ce que le phénomène se développe ? Personne n'est capable d'avancer de vraies preuves.


Evidemment, en tant que femme, citoyenne et laïque je ne peux pas accepter la burqa dans notre République. Ce vêtement représente, à mes yeux, un manque de liberté pour la femme.


Mais il y a plusieurs points que j'aimerai comprendre :

- Pourquoi ces femmes portent-elles la burqa ?


- Pourquoi en Iran, les femmes se révoltent au péril de leur vie pour enlever la burqa ? (Lire l'article de Elle : En première ligne pour leur liberté : Le courage des Iraniennes, 8 janvier 2010.)

 

- Pourquoi se déplacent-elles sur les plateaux télés vêtues d'une burqa alors que le sujet  est  déjà stigmatisé (voir émission Salut les terriens du samedi 8 janvier 2009) ?


Tant de questions banales qui me font penser que le débat se porte plutôt sur un malaise qui grandit chez cette population.


En 2010, le racisme a encore franchi un cap... En Italie par exemple on renvoie chez soi les roumains et les africains "qui ont pris le travail des italiens", selon une italienne interviewée par un journaliste du JT de France 2 (JT du 10 janvier 2010). Ouvertement, les habitants d'une petite ville crient au racisme à visage découvert devant une caméra. "Je n'étais pas raciste, j'y suis devenue", ajoute-t-elle. Le débat de l'identité nationale est aussi très présent en Italie.


En France, la même scène est réalisable.


Le racisme augmente en Europe, aux Etats-Unis,... Pourquoi ? La burqa et l'extrémisme  touchent  une minorité !


Dans notre France des années 39/40, a-t-on oublié qu'une minorité de Français étaient des informateurs, dénonciateurs pour les Allemands ? Est-ce que nous aimerions avoir cette image de collabo à cause d'une minorité d'abrutis ? NON !


En Allemagne, est-ce que les citoyens sont tous des nazis ? NON. Seule une minorité existe encore !


Est-ce qu'il faut une loi pour légiférer sur la burqa ? Peut-être... Mais avant de pondre une loi, essayons de comprendre et d'analyser ce phénomène !


Virginie Maillard

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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 19:58
place-des-Vosges.jpg Un toit ou une amende... ils ont choisi le toit !


 

 


Pendant que le Président de la République énnonçe aisément ses voeux à la télévision à plus de 65 millions de Compatriotes (LeParisien.fr), la gauche se chamaille sur Internet et les Français jouent du pouce sur leur clavier de téléphone... A l'heure du pic traditionnel - entre minuit et 1 heure du matin - 106,8 millions de voeux virtuels contre un peu plus de 68 millions l'an dernier étaient déjà comptabilisés, soit environ 57% de hausse en un an. (LeParisien.fr) Il est bien loin le temps des cartes de voeux... Place aux messages virtuels et communs qu'on envoie à tout son répertoire en moins de cinq minutes ! Aucune personnalisation. Bienvenue en 2010, cette nouvelle année qui commence dans l'indifférence la plus totale !

 

Le président l'affirme dans son discours : "En 2010, nous réformerons notre Justice pour qu’elle protège davantage les libertés et qu’elle soit plus attentive aux victimes." Les sans-abris comptent-ils ?

115 000 sont demandés à des galériens du logement pour l'occupation d'un bâtiment vide depuis 44 ans... C'est le procès de la Place des Vosges (Libération.fr).  L'année 2010 commence dans la solidarité...

L'histoire est simple. Des jeunes SDF squattent un batiment vide depuis 44 ans. Ils avaient le choix entre dormir sous un pont ou dans un endroit chaud, certes archaïque, mais sous un toit. 

Une Dame de 87 ans, née à Neuilly-sur-Seine (Haut-de-Seine, 92) et propriétaire par ailleurs d’autres hôtels particuliers dans la Capitale (selon Jeudi Noir), réclame 86 SMIC mensuels aux 12 habitants assignés, soit  9 500 par personne et par mois. Au total c'est donc 69 663 € par mois à compter du 31 octobre et 1 500 € d'astreinte par jour de retard… soit environ 115 000 par mois pour les habitants. De quoi rattraper un peu le gâchis de n’avoir jamais loué cet immeuble depuis qu’il a été acheté en 1963 et vidé en 1965 ?

 

avoir-la-clef--1-mediummedium.jpg « Au-delà du cas particulier de la propriétaire, cette affaire illustre une double carence de l’Etat », selon Julien Bayou, de l'association Jeudi-Noir : « Celle de l’Etat en tant que tuteur, car la propriétaire est sous tutelle depuis mars 2009 et aucun projet n’est envisagé pour le bâtiment, carence de l’Etat sur le plan du logement car rien n’a permis de contrecarrer l’abandon du bâtiment depuis 44 ans ». Vue le manque de logement dans la Capitale, comment peut-on en arriver à cette situation ?

Bienvenue en 2010, l'année du changement selon Nicolas Sarkozy !

Virginie Maillard

 

 


jeudi-noir--1-medium-logo200medium.jpg Informations : rendez-vous le mercredi 6 janvier à 11H30 au Tribunal d'Instance du  5ème, 21 place du Panthéon - 75005 Paris.

Source Jeudi-Noir.

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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 18:24
greve-gare-nord-sncf_365.jpg

Est-elle justifiée ?

Déjà huit jours que la grève dans le RER A se poursuit. Huit jours que les usagers se massent sur les quais de la gare pour, peut-être, attraper une rame. Alors, ici et là dans les médias on entend les grévistes crier haut et fort : "Vous savez la grève c'est aussi dure pour les usagers que pour nous !".

Ce sont eux qui attendent parfois jusqu'à 20 minutes sur un quai de gare où la température ne dépasse pas les 0°C et surtout où le vent est leur principal compagnon ? Est-ce eux qui mettent une heure supplémentaire pour se rendre à un rendez-vous d'affaire ? Est-ce eux qui arrivent à leur rendez-vous d'affaire en retard. Ont-ils seulement l'idée de ce qu'est un business en pleine crise ? Ont-ils seulement réfléchi aux conséquences de leur grève ?
Leurs revendications sont claires : ils veulent une prime mensuelle de 120 euros variable de 30 euros. Et ils se plaignent de leurs conditions de travail qui s'endurcissent et deviennent de plus en plus difficiles...

Ont-ils pensé, au-delà de leur propre nombril, que les milliers d'usagers qui utilisent les transports en commun n'ont pas de prime ! Et ceux-là même, ne peuvent pas faire grève sinon c'est la porte ! Ils ne peuvent même pas se permettre d'arriver en retard au travail sous peine d'être pénalisés... Oui mes chers grévistes, ce sont eux que vous prenez en otage ! Vous croyez vraiment que le gouvernement ou votre patron sont contrariés par cette grève ?

Vos conditions de  travail se dégradent ? En ce moment, ce sont les cadres qui vous remplacent ! Ce sont eux qui poussent le bouton dans la cabine du RER A. Il est surement vrai que vos conditions de travail sont pénibles... en comparant avec ces milliers de travailleurs qui exercent en ce moment en extérieur, à 0°C  et qui gagnent deux fois moins que vous ! Mais surtout, mes chers grévistes, ces gens-là, ces travailleurs ,ils peuvent du jour au lendemain se faire virer. Qui ne sait pas que dans la fonction publique le poste est à vie ?

Vous n'êtes pas contents de vos conditions de travail ou de votre salaire ? Personne ne vous empêche d'aller voire si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs ! Personne ne vous empêche de créer un statut d'auto-entrepreneur et de faire un petit travail complémentaire pour arrondir vos fins de mois... Vous savez dans la vraie vie des salariés et travailleurs du privé, les conditions de travail sont aux antipodes des vôtres.

En pleine crise, et en pleine période de Noël, vous pénalisez les achats de cadeaux des grandes surfaces comme Les Halls, les Quatres temps, Le Printemps, Les Galeries Lafayette ou Val-d'Europe ! Pensez à regarder au-delà de votre nombril... Au pire, si les ventes sont moindres, il y aura que quelques emplois de suprimés !

Virginie Maillard


Photo :
Gonzalo Fuentes / Reuters, L'Expansion.
Lire aussi : Blog en commun (blog des transports parisiens), L'Express et Europe 1.

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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 09:15

jeunes-populaires-ump.jpgAllez, chantons tous ensemble... !


L'UMP a de la suite dans les idées ! Le grand prince et spécialiste de la communication Nicolas Sarkozy avait de loin la palme d'Or de l'effet d'annonce. Mais là, on dépasse l'effet de surprise... Imaginez les ministres de la majorité présidentielle en train de pousser la chansonnette dans un clip ! Vendredi 11 décembre sort le "Lipdub*" des jeunes UMP pour agrandir le cercle des adhérents. Ils l'annoncent : "C'est une première mondiale, cette campagne d'adhésion". Pour une fois, nombreux sont ceux qui approuvent les déclarations de la majorité !

"Tous ceux qui veulent changer le monde." C'est sur les notes de ce tube de Luc Plamondon, sorti en 1976, que les personnalités de la majorité chantent et se déhanchent Les jeunes militants de l'UMP les ont réunies pour leur nouveau clip, à quelques mois des régionales. La plupart des scènes ont été tournées lors du campus d'été à Seignosse, dans les Landes, en septembre dernier. Le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand, l'ex-garde des Sceaux et désormais eurodéputée Rachida Dati, le député des Yvelines David Douillet ou encore le chanteur et secrétaire national de l'UMP Gilbert Montagné se sont prêtés au jeu.

Une poignée de ministres viennent compléter un casting détonnant. Christine Lagarde (ministre de l'Économie), Xavier Darcos (Travail), Éric Woerth (Budget), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur), Éric Besson (Immigration), Chantal Jouanno (secrétaire d'État à l'écologie), Nadine Morano (famille) et encore Rama Yade (sports) entonnent à tour de rôle dans ce lipdub : "Tous ceux qui veulent changer le monde, venez marcher, venez chanter ! Tous ceux qui veulent changer le monde, venez marcher à mes côtés.

Ridicule ou pas ? Chacun aura son opinion. Quelques interrogations tout de même...

L'UMP n'avait-il pas d'autres idées pour leur campagne des régionales ? Disons-le, le clip est tout de même un peu ridicule sachant que les protagonistes sont des personnes élues du peuple. Ce même peuple qui subit la crise ! Est-ce que les français ont envie de chanter "Tous ceux qui veulent changer le monde, venez marcher, venez chanter ! Tous ceux qui veulent changer le monde, venez marcher à mes côtés." J'en doute. Ne serait-il pas plus judicieux de proposer des idées concrètes en images que des marionnettes en train de chanter et danser ?

 

Pour le plaisir, le clip :

 

A voir aussi, la parodie du clip grâce aux valeureuses équipes de BFM-TV, le Sarko-info a diffusé, dès ce jeudi 10 décembre, une version piratée de cette vidéo.


Et la version Karaoké du Lipdub des jeunes UMP :



* : Un lip dub (anglicisme) ou clip promo chantant est une vidéo réalisée en plan-séquence et en playback par des collaborateurs au sein du milieu professionnel et généralement destinée à une diffusion sur Internet ou autres réseaux.

Venu du monde anglo-saxon, le lip dub a pris son essor en 2007 avec celui élaboré par Connected Ventures, une agence média américaine. Réalisées plus particulièrement dans le milieu de la communication, ces vidéos cherchent généralement à témoigner de la créativité et de la bonne humeur qui règnent dans une équipe ou une entreprise. Elles peuvent être associées à une volonté de créer du buzz afin de bénéficier d'une promotion gratuite grâce à l'engouement actuel de la vidéo sur Internet ou à une volonté de créer des liens entre les participants. (Source : Wikipédia)

A lire aussi sur l'Express.fr tous les conseils pour réussir son "Libdub" : Connaissez-vous le "libdub" ?

Virginie Maillard

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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 17:26
pouvoirs-de-police-du-maire.gif Le maire a les mêmes pouvoirs qu'un OPJ !

Mais qui connait ce pourvoir ? Depuis une loi votée en 1867, les pouvoirs de police des Préfets sont limités et reviennent en partie aux maires par la loi du 24 juillet. Et la loi du 06 avril 1884 confirme les pouvoirs de police du maire dans les petites communes avec pour missions principales : assurer la sûreté et la salubrité publique. Ces lois toujours en vigueur à ce jour...

En vertu de l’article 16 du code de procédure pénale, ont la qualité d’Officier de police judiciaire (OPJ) : Les maires et leurs adjoints (article L. 2122-31 du code général des collectivités territoriales.

Contrairement aux autres OPJ qui doivent être habilités par le procureur de la République, les maires et les adjoints sont investis de plein droit de la qualité d’OPJ. Leur compétence est limitée au territoire de leur commune.

Le maire, OPJ à part entière

Disposant des mêmes pouvoirs que les autres OPJ, le maire ou à défaut l’adjoint peut :

Rechercher en vue de constater par procès-verbal* les contraventions de police, même lorsqu’elles relèvent de la surveillance des gardes champêtres ou forestiers

Recevoir des rapports, plaintes et dénonciations relatifs aux crimes, délits et contraventions

En cas de flagrant délit, accomplir tous les actes d’enquêtes judiciaires normales : il peut faire arrêter ou détenir les auteurs présumés pour les remettre à la police ou à la gendarmerie, apposer les scellés, saisir des pièces à conviction, dresser un procès-verbal des différentes opérations effectuées, entendre les témoins et consigner leurs déclarations.

 

* Le procès-verbal (PV) est une pièce écrite qui a valeur juridique devant les magistrats. Il permet de constater les infractions, d’informer les autorités, de prendre acte de plainte ou de dénonciation et de concilier différentes opérations.


La préférence donnée par le procureur de la République à d’autres OPJ

Dans les communes où ne résident pas d’autres OPJ, les maires peuvent apporter une aide efficace au procureur de la République, notamment par leur connaissance personnelle de la plus grande partie des habitants de la commune.

Toutefois, le ministère de la Justice, dans une note ancienne toujours en vigueur (article C45 du code de procédure pénale) a demandé au procureur de la République d’éviter de recourir aux maires ou aux adjoints, en qualité d’OPJ pour réaliser des enquêtes " de personnalité ".

S’il ressent des difficultés particulières dans l’établissement de la fiche de renseignements, le maire ne doit pas hésiter à en faire part au procureur de la République, le cas échéant, en sollicitant audience auprès de lui.

L’exceptionnelle mise en œuvre de ses pouvoirs de police judiciaire par le maire

Chaque fois qu’il n’existe pas urgence ou flagrance et que la mise en œuvre des pouvoirs de police judiciaire peut comporter des risques, le maire doit, de préférence, avoir recours à la gendarmerie ou à la police, et leur laisser le soin d’exercer les missions pour lesquelles ils sont parfaitement préparés.

A savoir

Lorsqu’il agit en tant qu’OPJ, le maire doit pouvoir, à tout moment, justifier de sa qualité et, par conséquent, il lui est recommandé d’être muni de sa carte de maire.

Virginie Maillard

Source : www.legifrance.gouv.fr

Livre : Les pouvoirs de police du maire.

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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 10:52
  103 minutes de réflexion

L'homme et la femme ont été créés, au sens naturel du terme, de façon complémentaire. Monsieur fournit l'essence de la vie. Et Madame fabrique et donne la vie. L'équilibre parfait.

Depuis la naissance des civilisations, d'une façon générale et non anecdotique, la femme a toujours eu un deuxième rôle. Mais depuis une cinquantaine d'années, les mentalités évoluent. Lentement, certes... mais elles évoluent ! Comment pourrait-on effacer des siècles en cinquante ans ? Que l'on soit un homme ou une femme, il est évidant qu'à la question : "la domination masculine, comment se manifeste-elle pour vous ?", les réponses seront au antipode.

Mercredi 25 novembre, le documentaire La domination masculine de Patric Jean sort dans les salles obscures. Le réalisateur consacre un film de 103 minutes sur l'égalité des hommes et des femmes dans lequel il utilise des images d'Eric Zemmour diffusée dans une émission de la télé suisse. Le chroniqueur de Ruquier réagi violemment sur le plateau de Ce soir ou jamais ce mardi 24 novembre sur France 3. Il évoque les manières de voyou du réalisateur et envisage de porter plainte : « C'est du terrorisme médiatique. »


En sortant du cinéma, il est évidant que les interrogations fourmillent dans la tête... Les femmes auront-elles toujours ce second rôle ? Les hommes continueront-ils à user de leur force physique supérieure à la femme pour les battre ? Pourquoi l'homme et la femme n'arrivent-ils pas à être complémentaires ? Est-ce à cause du machisme ? Du féminisme ? Des mentalités ? 

Disons-le, le documentaire est à charge de la gente masculine. L'homme est dépeint comme un monstre. Il se bat. Il bave devant une call-girl. Il exige l'excellence de la part de la femme : soit belle, parfaite mais surtout pas intelligente et riche.
Quant à l'éducation des filles et des garçons dans les sociétés occidentales c'est le pompon ! Un vendeur de magasin de jouet et un expert expliquent comment dès l'enfance on façonne l'esprit des petites filles et des petits garçons pour entrer dans les moules de la société.

Les filles doivent faire comme maman : la bouf, le ménage, le repassage et soit une princesse ! Quant aux garçons, ils sont imaginatifs, ingénieurs et regarde la télévision en attendant la bouf !

Est-ce exagéré ? Regardez les jouets de vos enfants ou allez vous balader dans les allées des centres commerciaux en pleine période de noël ! La réalité est pathétique mais en cinquante ans on ne peut pas changer des siècles...

En sortant du documentaire, on a un certain dégoût de la gente masculine. Il abuse de son pouvoir, de son argent, de sa force, il tue, il viole,... Un vrai monstre. Pourtant en regardant autour de soi, on peut s'apercevoir qu'il y a aussi ces hommes gentils, non violents, galants et surtout militants pour cette égalité homme-femme. Ceux-là, ils sont de plus en plus nombreux et il faut l'écrire ! Ceux-là, ils méritent du respect de la part de la gente féminine.


Messieurs, si un jour vous n'aviez pas voté la loi Veil, ni accordé le droit de vote aux femmes  en 1944 ni même cru en notre intelligence et bien en 2009, nous  aurions encore ce statut civil d'esclave comme à l'époque des civilisations Antiques.

 

 Virginie Maillard

Bande-annonce "La domination masculine", sortie en salle le 25 novembre

 

  Quelques chiffres pour
  réfléchir...

 

  - 10% seulement des dirigeants d'entreprises sont                des femmes.

  - 20% de salaire en moins pour les femmes à niveau          de qualification et à poste égale.

  - 23,5% selement de femmes dans les écoles d'ingénieur.

  - 80% des travailleurs pauvres sont des femmes.

  - 80% des tâches ménagères sont faites par les femmes.

  - 81,5% des députés sont des hommes.

  - 90% des maires sont des hommes.



 
  Quelques dates pour réfléchir...


  - 1944 : Date à laquelle les femmes ont le droit de vote.

                         - 1965 : Date à laquelle les femmes ont eu le droit d'ouvrir un                                          compte enbanque à leur nom en France.

 

 
                         - 1970 : La mère devient l'égale du père en matière
d'autorité parentale.

 

                         - 1971 : Loi rendant obligatoire l'égalité des salaires entre les                                          hommes et les femmes pour un même travail.


                         - 1975 : Libéralisation du divorce.

 


Le code Napoléon
(aboli en 1975)


1804 : Le code Napoléon cansacre l'incapacité juridique

de la femme mariée :

- elle est considérée comme mineure et entièrement sous tutelle de ses parents puis de son époux


Le mariage est soumis au consentement du père :

- pour le fils, jusqu'à 25 ans

- pour la fille, toujours


La femme passe par son mariage de la tutelle de

ses parents à celle de son mari :

- elle n'a aucun droit sur l'administration des bien communs (jusqu'en 1965)

- elle ne peut disposer de ses biens personnels, ni les

gérer sans l'autorisation de son époux, même en cas de séparation de corps (jusqu'en 1965)

- elle ne peut sans autorisation de son mari exercer une profession (jusqu'en 1965)

- elle ne peut accomplir aucun acte juridique (abrogé partiellement en 1938, définitivement en 1965)


Les époux se doivent fidélité, mais pas au même degré : (jusqu'en 1975) :

- la femme adultère est passible d'un emprisonnement

de 3 mois à 2 ans

- l'homme adultère est passible d'une simple amende, et seulement s'il amène sa concubine au domicile conjugal


Le divorce n'est autorisé que dans trois cas : (jusqu'en 1975) :

- adultère

- condamnation à une peine infamante

- sévices et injure grave

 


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Edito

Vous avez dit journaliste




Pourquoi devient-on journaliste ? Certains vous répondront : « J’y suis venu par hasard. Comme le métier me plaisait, je suis resté. » D’autres, vous rétorquent :  « C’est une passion, mais je ne peux pas l’expliquer… » Chacun a son histoire...
J’ai 8 ans. On est en 1990 à Esternay, une petite commune de 1500 âmes dans la Marne. Je suis assise sur les marches des escaliers en chêne, chez mes parents. Je joue à la poupée. Ce jour-là, comme tous les soirs à 20 heures, mon père me lance, déterminé : « Bon aller, va te brosser les dents. Demain, il y a école. » Je ronchonne comme d’habitude. Et comme je suis du genre têtue, je reste sur les escaliers. Mes parents fixent la télévision. Le JT commence. Une image m’interpelle : Un journaliste, micro en main, avec comme image de fond, le désert et les chars de guerre. Un gros « boum »  résonne dans la boite à images, comme dans les dessins animés. C’est la guerre du Golfe que le journaliste relate. Les images qui défilent devant mes yeux, je ne les comprends pas toutes. Toutefois, je ressens une tristesse. Et là, s’en savoir pourquoi, je lance à mes parents : « Plus tard, je serai comme lui. Je dénoncerai les guerres. Je serai journaliste. » Cette idée ne m’a jamais lâchée…
J’étais loin d’être une élève modèle à l’école. Tout au long de ma scolarité, les professeurs et les directeurs ne cessent de répéter à mes parents que je dois absolument choisir un autre métier que journaliste. Je n’ai pas le niveau.
L’été de mes 20 ans, pleins de rêves en tête, je pousse la porte d’un journal local : Le Pays Briard. Convention de stage en main, je rédige mes premiers articles. Bon, en 3e j’avais déjà fait un stage d’observation à l’Union, un quotidien régional, mais je ne travaillais pas, j’observais. Cette fois-ci, c’est du sérieux. Le journal me donne une chance : quatre jours en avril pour décrocher un stage d’un mois en été. Ok. J’adore les défis ! Challenge remporté... Je signe mon contrat de stage d’un mois en juin.
Juillet/Août. Il y a une place de journaliste remplaçant à pourvoir. Pendant un mois, je m’accroche et je leur démontre mes capacités pour occuper ce poste. Le 2 juillet, je paraphe mon premier CDD de deux mois en tant que journaliste remplaçante. J’ai passé quatre ans dans ce bi-hebdo. J’ai appris la base de mon métier : le terrain, l’écoute, la réactivité, l’humilité, le sujet et surtout ne jamais oublier pourquoi on a voulu être journaliste…

Virginie Maillard
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